"La Vénus électrique" illumine l'ouverture du Festival de Cannes
Au lendemain de l'ouverture du Festival de Cannes, le Jury œcuménique entame dix jours de projections sur la Croisette. Cette 79e édition s'est ouverte avec "La Vénus électrique" de Pierre Salvadori, une comédie portée par Anaïs Demoustier, diffusée simultanément dans plus de 1000 salles françaises.
Affiche « La Vénus électrique » de Pierre Salvadori © Diaphana DistributionVous vous souvenez peut-être que l’année dernière, c’était le film "Partir un jour" d’Amélie Bonin qui avait ouvert le Festival et avait ensuite attiré plus de 650 000 spectateurs en salles. C’est ça aussi l’effet Cannes !
Cette année encore, le Festival a ouvert avec un film français à l’affiche. Une preuve supplémentaire de la vitalité de notre cinéma. Rappelons que nous sommes le premier pays d’Europe en part de marché nationale (40% des billets de cinéma vendus dans l’hexagone le sont pour des films français ; ce qui est un record). Nous sommes aussi n°2 mondial, derrière la Corée du Sud, en nombre de films vus par an et par habitant.
Un retour aux origines du cinéma
Le film est un pur régal ! C’est d’abord un beau retour aux sources du septième art. L’histoire se passe dans l’univers forain du Paris des années folles, et c’est dans ces lieux de divertissement populaire qu’est né le cinématographe.
Ensuite le film touche à ce qui fait l’essence même du septième art depuis George Méliès. Jouer avec l’illusion et la vérité. Ce qui est au cœur de cette comédie de médium mystificatrice et de peintre inconsolable.
Suzanne, médium malgré elle
Cette « Vénus électrique » est jouée par la merveilleuse Anaïs Demoustier. Drôle, sérieuse, espiègle, elle incarne Suzanne, une simple et pauvre foraine. À la suite d’une imposture improvisée, elle est embauchée comme médium par Antoine, un artiste désespéré par la mort de sa femme et prêt à tout pour entrer en lien avec elle. Mais Suzanne va être de plus en plus séduite par celui qu’elle pensait escroquer.
Comme toujours chez Salvadori, il y a ici à la fois une légèreté et une gravité mêlées. C’est un auteur qui prend la comédie au sérieux et qui a une foi absolue dans le pouvoir cathartique de la fiction. Sous sa plume, chaque mot fait mouche. Et on ressort de ce film le sourire aux lèvres et le cœur plus léger.


Le mercredi c'est le jour où sortent les nouveaux films au cinéma. C'est aussi le jour pour écouter, à 8h45, La Chronique cinéma de Valérie de Marnhac !




