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La tauromachie, une passion clivante
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La tauromachie, une passion clivante

RCF Bordeaux,  -  Modifié le 20 septembre 2021

Elle aurait du avoir lieu en juin, elle a finalement été reportée en septembre : la Féria de Captieux se tient à partir de ce vendredi 17 septembre jusqu'à dimanche. Trois jours dédiés à deux passions, rugby et tauromachie. Même si la mise à mort n’a pas le vent en poupe, c’est l’allégria et la tradition qui dominent.  

Captieux au rythme de la tauromachie et du rugby Captieux au rythme de la tauromachie et du rugby

Rugby et tauromachie sont deux éléments forts du patrimoine du Sud-Ouest. A Captieux, on l’a bien compris et  l’association "Rugby y Toros" se mobilise chaque année pour partager les valeurs communes à ces deux passions.

 

"Il y a plein de similitudes entre le milieu du rugby et celui de la tauromachie", explique Stéphane Brethes, président de l'association. "La passe par exemple est un mot important dans le rygby et dans la tauromachie, où il y a transmission. Ensuite, il y a la musique, des bandas, une certaine allegria, on y va dans un esprit de convivalité et de partage".

 

 

Alors oui, à Captieux, il y a la Fiesta campera ce samedi après midi avec la mise à mort d’un taureau dans l’arène – pratique très décriée aujourd’hui. mais cette tradition ancestrale porte une certaine vision des choses.

"C'est la vie normale. Aujourd'hui, on a de plus en plus peur de la mort, alors qu'elle fait partie de la vie. C'est un cycle normal. Mais il se passe quatre à cinq ans avant que le taureau décède en piste. Avant cela, il est élevé dans un campo où les éleveurs se saignent pour faire vivre cette espèce."

 

 

Pour les opposants à la corrida, ces arguments de tradition ne sont pas recevables, la souffrance animale et la mise à mort sont d’ailleurs condamnés par une grande partie de la population, d’après un sondage réalisé par l’alliance anti corrida en août.  

"Ce qui nous dérange, c'est qu'on sait très bien qu'au vu des résultats scientifiques, on sait que l'animal ressent de la douleur", explique Stéfania Tritone, militante à Acta Bordeaux. "Comment peut-on accepter qu'on dise qu'on aime les animaux en les torturant penant vingt minutes. Non, on ne peut pas parler d'amour, clairement non."

Une délégation de l’association One voice sera d’ailleurs présente devant la mairie de Captieux ce samedi à 13h pour contester la tenue des fêtes. En attendant, les aficionados  ont prévu un large programme qui dépasse la Fiesta Campera de ce samedi, ça commence avec du cinéma ce vendredi, de nombreux repas festifs et une journée rugby à cinq dimanche. 

 


Rappelons que  seules deux villes pratiquent la tauromachie en Gironde, Labrède et Captieux, mais Captieux est la seule ville à  l’avoir maintenue cette année. Il s'agira d'une Novillada, avec de jeunes taureaux.

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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