« La paix n’est pas un acquis durable, c’est chaque jour qu’il faut construire la paix » : que faut-il retenir du pèlerinage de Souvigny ?
Du 2 au 3 mai, à Souvigny dans l’Allier, plus de 2000 pelerins se sont rassemblés à l’occasion du pèlerinage de la paix. Un événement particulier pour les familles, appelées à ramener la paix dans la première cellule de base.
Photo Paroisse de SouvignyPrésente lors du dernier jour du pèlerinage, Aurélie, 43 ans, se réjouit de retrouver des pèlerins venus d’autres coins de l’Allier, voire de la France.
C’est un pèlerinage qui est familial. Il y a des personnes qui viennent souvent de Clermont-Ferrand aussi. Il y a des gens de toute l’Europe. Je crois que c’était le but, déclare la Souvignyssoise, tenant son bâton de pèlerin.
À quelques mètres de la prieurale de Souvigny, Mélanie, habitante du nord de la France, partage elle aussi sa joie.
« Je viens à ce pèlerinage pour voir tous mes amis que j’avais l’habitude de voir », explique-t-elle.
Malgré la pluie qui a surpris les pèlerins, la trentenaire affirme qu’elle n’a pas abandonné sa marche.
La pluie peut aussi laver des idées reçues et participer à notre purification, martèle Mélanie.

La paix au centre du pèlerinage de Souvigny
Le dernier jour du pèlerinage était marqué notamment par quatre marches exceptionnelles, rythmées par des temps spirituels bien répartis. Au cœur de ces moments, un seul message : introduire la paix dans la famille.
Pour Aurélie, la paix passe par le respect et l’écoute des autres, sans vouloir affirmer qu’on a raison.
On nous a proposé de réfléchir à la manière d’introduire la paix au sein de nos familles, au sein de nos communautés, parce qu’on ne peut pas exiger la paix d’autrui si, soi-même, on ne met pas tout en œuvre pour la conserver, ajoute-t-elle.
Le 10e anniversaire du pèlerinage de la paix à Souvigny s’est clôturé par une messe présidée par Mgr Laurent Percerou.
