La labellisation de la filière gériatrique du centre hospitalier Louis-Pasteur de Dole
La filière gériatrique de l’hôpital de Dole a été reconnue par l’Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté. Le 15 janvier 2026, ses équipes se sont vu remettre un label, mettant en valeur leur travail pour répondre aux besoins de prise en charge des personnes âgées. Et pour encourager les nombreux projets à venir.
©RCF Jura« Affirmer une ambition collective ». C’est avec ces mots qu’Emma Gay-Bounniot, directrice par intérim de l’ARS dans le Jura, a remis le label aux équipes soignantes du pôle gériatrie du centre hospitalier Louis-Pasteur de Dole. Ce service est le plus important de l’établissement jurassien avec environ cent personnels, dont 17 équivalent temps plein.
Un partenariat avec l’ensemble des acteurs
Il propose un accompagnement complet des patients avec différents niveaux de prise en charge comme les soins médicaux et de réadaptation gériatrique. Ou l’UPOG, l’unité péri-opératoire gériatrique. « Une unité innovante mise en place avec le CHU Jean-Minjoz de Besançon afin de réaliser des opérations chirurgicales, sans délai important » explique la directrice adjointe de l’hôpital dolois Charlotte Fernandes. Il s’agit d’un des nombreux partenariats avec l’ensemble des acteurs du parcours de santé des séniors, qui ne se concentrent pas seulement sur le bassin dolois : médecine de ville, Ehpad, communautés professionnelles territoriales de santé, la plateforme de répit de Poligny… Charlotte Fernandes ajoute :
Le but est de fluidifier le parcours de soins en favorisant le maintien de l’autonomie, en repérant les fragilités et en coordonnant les réponses
Des projets à venir
Même son de cloche du côté du docteur Anne Babet, nouvelle cheffe du pôle gériatrie, qui estime que « l’hôpital de Dole n’a pas entendu l’année 2025, marquée par plus de décès que de naissances, pour anticiper l’accompagnement des personnes âgées ». Dès 2023, l’établissement de santé a augmenté ses capacités d’accueil, avec aujourd’hui 150 lits et places pour les plus de 75 ans, sur un total de 400 lits, auxquels s’ajoutent les 28 lits de l’Ehpad Armand-Truchot. D’ici 2029, un nouvel Ehpad de 84 lits dont 14 en unité de vie protégée, à destination des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et apparentées, devrait sortir de terre. Un peu plus tôt, en mars 2026, un hôpital de jour de soins médicaux et de réadaptation gériatrique sera opérationnel. Des ateliers collectifs de rééducation y seront proposées deux journées par semaine, à huit patients par cycle de huit semaines, dans l’objectif de prévenir la perte d’autonomie et de favoriser le maintien à domicile.
