La Charita: des liqueurs naissent d'une rencontre entre une factrice et un curé
Dans le village d'Ubraye, à la frontière entre les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, le curé Gil Florini et la factrice Aurélia se sont lancés dans une aventure hors du commun.
Thym, mélèze et lavande: les plantes sont sublimées dans cette liqueur ultra locale - RCFAprès le pastis, le curé Gil Florini, passe à la liqueur. Une idée simple issue d'une rencontre alpine. "La géographie fait bien les choses, surtout à la campagne où les gens se croisent et se parlent, ils se saluent en plus !" rigole Gil Florini. Sa voisine se nomme Aurélia. Elle est engagée dans sa commune d'Ubraye, au conseil municipal. Factrice de métier, elle a une passion en commun avec le curé: les chevaux. "Et partant de là, on s'est dit, puisqu'on aime la nature, puisqu'on est voisins, puisqu'on aime faire les choses, puisqu'on aime les partager, pourquoi ne pas aller plus loin ?"
Un nom inspiré d'un lieu de partage
La crête de la Bernarde veille sur le projet à cheval entre Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence. "Le nom La Charita" qui a été donné à cette liqueur "est un nom de lieu sur notre commune. Dans tous les villages, jadis, dans le haut Moyen-Âge, il y avait, soit autour de certaines chapelles, soit autour de petits monastères, des lieux qui étaient des lieux de partage. C'est-à-dire les ancêtres de ce qu'on appelle maintenant les épiceries sociales. Un lieu où ceux qui n'avaient rien pouvaient venir cultiver un peu, ramasser un peu de bois et ce lieu s'appelle La Charita, parce que c'est la charité, en vérité".
Lavande, mélèze, thym
Les liqueurs sont fabriquées par Aurélia et son mari Sébastien. "Elles ne sont pas très fortes en alcool, 26 degrés, le but du jeu, c'est de faire en sorte que nos plantes soient les reines". Lavande, mélèze, thym, c'est au choix, et le goût en bouche ne manque pas. dont on sent le goût en bouche. "La recette de la lavande et celle de thym, étaient effectivement les vieilles recettes que j'avais déjà commencées au sanctuaire de la Madone d'Utelle" confie le Père Gil Florini. Et le mélèze, c'est Aurélia qui l'a inventé et c'est Sébastien qui part pour la cueillette du côté de Valberg.
Un développement des points de vente
Les liqueurs sont déjà en vente à Nice: l'accueil de la paroisse à Saint-Roch, au Forum Jorge-François 9 rue Cronstadt. L'épicerie fine l'Echoppe, dans le village de Falicon, propose ses produits, ainsi que le bar le Pont-Levis à Entrevaux et la boutique Le moulin des Olivettes à Manosque.

