JO de Milan-Cortina : « C’était super », une juge altiligérienne revient sur l’événement
Marion Kohly-Guinand est revenue il y a quelques jours des JO de Milan-Cortina. Ostéopathe à Bas-en-Basset, elle était juge pour plusieurs épreuves.
Marion Kohly-Guinand est repartie pleine de souvenirs des JO de Milan-Cortina. ©Photo fournie par Marion Kohly-Guinand.Les JO de Milan-Cortina viennent de s’achever. La France a cassé la baraque avec 23 médailles récoltées, un record. Marion Kohly-Guinand est déjà rentrée depuis quelques jours. Elle était juge pour les épreuves de ski de bosses et de ski acrobatique. « C’était super, vraiment une très belle expérience », souligne l’ostéopathe basée à Bas-en-Basset. Depuis plusieurs années, elle baigne dans les compétitions internationales. Et pourtant, même pour cette passionnée de ski, juger aux Jeux Olympiques reste stressant. « La semaine précédant la compétition, c’était compliqué. Contrairement aux athlètes, nous n’avons pas de coach mental, donc on essaye de se détendre comme on peut », avoue Marion Kohly-Guinand.
Une fois en Italie, elle a dû juger plusieurs épreuves en compagnie d’autres juges internationaux. Une rare occasion de pouvoir côtoyer ses confrères. « Depuis le Covid, le jugement se fait par visio ; là, c’était sympa de pouvoir se voir en vrai ». Son travail : juger la technique ou les sauts des athlètes. Elle était d’ailleurs présente lors du passage malheureux de Perrine Laffont. En duel, la Française a terminé devant sa concurrente pour la médaille de bronze mais a hérité de la médaille en chocolat à cause des notes des juges. « Il faut qu’on reste impartiale, même si ça fait mal au cœur de voir Perrine perdre le bronze ».
Une première expérience à Pyeongchang en 2018
Cette expérience aux JO de Milan-Cortina n’est pas la première de Marion Kohly-Guinand. En 2018, elle avait déjà participé à ceux de Pyeongchang, en tant qu’« ostéopathe pour l’équipe de Suisse ». Un moment forcément différent : « il faut que l’on soit performant pour mettre l’athlète dans les meilleures conditions ». De ces deux aventures aux Jeux Olympiques, elle garde deux très bons souvenirs. Lors des rares périodes de pause, Marion Kohly-Guinand a assisté à certaines épreuves en Italie en tant que spectatrice, comme « le big air et le snowboard ».
Ce rôle de spectatrice, Marion Kohly-Guinand va le garder pour les prochains JO, ceux des Alpes 2030. « Avec mon collègue français juge, on fait un roulement, une olympiade chacun », elle va donc passer son tour, sans regrets. Aujourd’hui, elle ne souhaite plus réintégrer un staff : « ça demande beaucoup de temps et j’ai une petite fille de 6 ans à m’occuper ».
D’ailleurs, Marion Kohly-Guinand était l’invitée du podcast L’Écho Sportif de Haute-Loire. Vous pouvez retrouver l’épisode juste ici.
