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JO 2026 : « Le mot d’ordre c’est de gagner du respect » Nicolas Ritz

JO 2026 : « Le mot d’ordre c’est de gagner du respect » Nicolas Ritz

Un article rédigé par Florian Perray - RCF Anjou, le 12 février 2026 - Modifié le 12 février 2026
L'invité de RCF AnjouJO 2026 : « Le mot d’ordre c’est de gagner du respect » Nicolas Ritz

L'équipe de France de hockey sur glace débute ses JO d'hiver ce jeudi 12 février avec une opposition contre la Suisse. Equipe de France qui va également devoir se mesurer à la République Tchèque et au Canada dans sa poule. Des adversaires plus que coriaces. Pourtant, pas question de jouer petit bras pour Nicolas Ritz, le joueur des Ducs d'Angers qui participe à ses premières Olympiades.

Nicolas Ritz, joueur des Ducs d'Angers et de l'équipe de France de hockey sur glace ©RCF Anjou 2026Nicolas Ritz, joueur des Ducs d'Angers et de l'équipe de France de hockey sur glace ©RCF Anjou 2026

Il y aura un peu des Ducs d’Angers aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Nicolas Ritz, joueur d’Angers depuis 2020, a été sélectionné pour participer à ces JO avec l’équipe de France de hockey sur glace qui débute la compétition ce jeudi 12 février.
À 33 ans, ce pilier des Bleus, fort de 271 sélections, va disputer ses tout premiers Jeux Olympiques, l’équipe de France ne s’étant plus qualifiée depuis 2002.

 

RCF : Ce sont vos tout premiers Jeux Olympiques. L’équipe de France n’était plus qualifiée depuis très longtemps. Est-ce le rendez-vous de votre carrière ?

Nicolas Ritz : Rendez-vous, aboutissement… un peu tout ça mélangé. C’est quelque chose qu’on chasse depuis très longtemps. Depuis mon premier tournoi de qualification en 2012, on a raté plusieurs qualifications sur un but.
Ça a été très dur à vivre, nourri par ce rêve olympique qu’on touchait presque du doigt. On a connu de grosses déceptions collectives, notamment contre la Lettonie ou la Norvège. Et là, enfin, on y est. C’est une génération entière qui a couru après ça.

 

RCF : La France est aussi qualifiée à la suite de la disqualification de la Russie et de la Biélorussie. Peut-on parler d’un coup de pouce du destin ?

Nicolas Ritz : Oui, clairement. On savait qu’il y avait cette petite astérisque. Lors des tournois de qualification, les premiers étaient qualifiés d’office et il y avait un possible repêchage pour le meilleur deuxième.
Nos résultats et notre goal-average nous ont placés dans cette position, comme l’équipe de France féminine. La décision est tombée tard, mais ce coup de pouce nous permet de participer aux Jeux.

 

RCF : Pendant ces JO, vous serez dans le groupe du Canada, de la Suisse et de la République tchèque. Comment imaginer le tournoi de l’équipe de France ? Êtes-vous le petit poucet du groupe ?

NR : Oui, clairement. On a le groupe le plus relevé du tournoi. Le Canada arrive avec, selon moi, une des meilleures équipes de son histoire. La Suisse et la République tchèque sont dans le top mondial chaque année, avec beaucoup de joueurs NHL.
Notre objectif, c’est de gagner du respect, de montrer qu’on peut rivaliser et d’amener notre 100, voire 110 %. Ensuite, on verra. Il ne faudra pas avoir de regrets.

 

RCF : Le format est particulier, quoi qu’il arrive vous jouerez un huitième de finale. Vous vous dites que tout est possible ?

NR : Oui. Quoi qu’il se passe, on aura au moins quatre matchs. Quatre matchs pour montrer que le hockey français a sa place à ce niveau. On a une grosse préparation pour créer un vrai collectif, et c’est là-dessus qu’on peut faire la différence : le cœur, l’âme collective française.

 

RCF : Allez-vous vivre ces Jeux à travers la délégation française ou plutôt uniquement avec l’équipe de hockey ?

NR : On a redécouvert le mouvement olympique. Pendant longtemps, on était un peu en dehors. Lors du stage pré-olympique en juin, on a été intégrés avec tous les athlètes des sports d’hiver.
C’est une machine olympique impressionnante. Le CNOSF et le CIO nous ont vraiment inclus dans l’équipe de France olympique à 100 %. Même si on est dispatchés sur différents sites, on fait partie de ce grand collectif.

 

RCF : Est-ce une pression supplémentaire de se dire qu’une performance aux JO peut relancer toute une dynamique pour le hockey français ?

NR : Il y a une vraie dynamique. Les JO cette année, les Mondiaux 2028 à domicile, les JO 2030 en France… C’est un tremplin énorme. Ça passe par le sportif, par le respect qu’on va chercher sur la glace. Il faut retrouver le niveau qu’on avait il y a 7 ou 8 ans et relancer cette dynamique.

 

RCF : Votre sélection a-t-elle changé quelque chose dans votre approche avec le club ? Une peur de se blesser par exemple ?

NR : Non, parce que j’ai appris ma sélection assez tôt. Mentalement, ça m’a libéré. La saison était planifiée pour les Jeux, que je sois sélectionné ou non. Tout a été anticipé avec le club, les objectifs et le calendrier. La sélection a simplement validé le processus. L’idée est d’y penser le moins possible et de rester performant en club.

 

RCF : Comment prépare-t-on un pic de forme olympique en plein milieu de la saison ?

NR : À 33 ans, avec l’expérience, c’est plus facile. Je connais mon corps, ce qui fonctionne en préparation et en récupération. Avec le staff et le préparateur physique, on a planifié les pics de forme. Le club a été très ouvert sur le projet olympique, ce qui a permis de construire une vraie alchimie entre les deux.

 

RCF : Vous vous préparez déjà psychologiquement à l’après JO, au retour en Ligue Magnus ?

NR : Oui, tout est planifié. On en a parlé très tôt. Il y a les playoffs derrière, puis les championnats du monde. La saison ne s’arrête pas aux Jeux. Il faudra gérer la redescente émotionnelle et physique, puis remonter en intensité. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu, donc on va ajuster, mais on sait que ça se prépare.

 

Le premier match de l’équipe de France de hockey sur glace se joue aujourd'hui, le 12 février contre la Suisse, puis le 13 contre la République tchèque et le 15 contre le Canada, avant le huitième de finale.

© RCF Anjou
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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