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Jeux Paralympiques : "La délégation française est mature", estime Marie Bochet

Jeux Paralympiques : "La délégation française est mature", estime Marie Bochet

Un article rédigé par Victorien Duchet - RCF Savoie-Mont-Blanc, le 6 mars 2026 - Modifié le 6 mars 2026
L'Invité local · RCF Savoie Mont-BlancDélégation resserrée, top 4, pâtes et pizzas, Marie Bochet, cheffe de mission pour la délégation paralympique, s'exprime

Après le succès populaire des Jeux Olympiques de Milan-Cortina, et les 23 médailles glanées par la délégation française, place aux Jeux Paralympiques. Une délégation tricolore resserrée et ambitieuse de 13 para-athlètes, 4 guides, engagée dans 4 des 6 parasports inscrits au programme. Objectif : top 4. A l'encadrement du groupe, la savoyarde Marie Bochet, octuple championne paralympique, et multiple championne du monde.

L'octuple championne paralympique Marie Bochet est passée de l'autre côté de la barrière, la native de Chambéry encadre désormais la délégation française de Milan-Cortina. ©Facebook Marie BochetL'octuple championne paralympique Marie Bochet est passée de l'autre côté de la barrière, la native de Chambéry encadre désormais la délégation française de Milan-Cortina. ©Facebook Marie Bochet

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur le player pour l'écouter en intégralité.

RCF : Vous êtes à la tête de cette délégation tricolore, expérimentée. 32 ans de moyenne d'âge, 4 athlètes champions paralympiques en titre. Benjamin Daviet, Cécile Hernandez, Maxime Montaggioni, et Arthur Bauchet. C’est un vrai choix de compter sur une délégation resserrée de 13 athlètes et 4 guides, qui a déjà fait ses preuves ? 

Marie Bochet : C'est un choix que l'on tient depuis plusieurs paralympiades. On avait envie d'emmener des athlètes prêts, et matures pour ces Jeux. Participer à des Jeux Paralympiques, ce n'est pas anodin, et peut conduire à des traumatismes, si l'on n'est pas suffisamment préparé. Karl Tabouret, 22 ans, licencié à Albertville, espoir du para-nordique, et Aurélie Richard, 20 ans, étudiante en STAPS à Grenoble, para skieuse, participent néanmoins à leurs premiers Jeux. Ce choix d'emmener un groupe expérimenté est aussi l'assurance d'avoir des podiums et des médailles. 

C'est une délégation qui a une ambition commune : performer à très haut niveau pendant dix jours ! 

Aux Jeux Olympiques, on a vibré avec nos biathlètes ! Aux Jeux Paralympiques, c’est en ski alpin, dans votre sillage, que nous avons de grandes chances de médailles, notamment avec Arthur Bauchet, Aurélie Richard, Lou Braz-Dagand (Tignes), Hyacinthe Deleplace (Courchevel) ! Comment l’expliquer, alors que chez les valides, c’est beaucoup plus compliqué en ski alpin ? 

M.B : Il y a une densité dans ce groupe, et une émulation. Pour avoir assisté aux entrainements, chacun se challenge sur les chronos, se tire vers le haut. On aimerait évidemment amené une équipe plus étoffée pour les prochains Jeux chez nous. L'enjeu est de s'assurer qu'il y ait une relève pour 2030.    

Cette question m’amène vers le maillage du sport para. Dans nos Pays de Savoie, comparé à nos voisins du Grand Nord, la Norvège, la Suède, la Finlande, peut-on trouver facilement un club pour faire du sport en montagne, malgré son handicap ? 

M.B : On a surtout des clubs multisports. Il y a aussi beaucoup de nos para-athlètes qui ont appris dans les clubs de valides. On doit former davantage nos encadrants sportifs. C'est l'idée du programme porté par le Comité Paralympique "Clubs Inclusifs", pour éviter que l'athlète handicapé ne se retrouve face à un mur, et soit redirigé vers des structures plus adaptées. 

Cette délégation, on aurait aimé la voir ce vendredi soir, à Vérone, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. Mais aucun athlète de la délégation tricolore ne sera présent ce vendredi soir, pour des raisons logistiques ?    

M.B : Des raisons logistiques, et des raisons sportives. Les épreuves commencent dès demain, avec les descentes et le para biathlon. Les athlètes seront ensemble au village olympique de Cortina pour suivre la cérémonie d'ouverture devant la télé. 

Est-ce qu’on mange bien dans le village paralympique ? Romane Miradoli, médaillée d’argent sur le Super-G, nous disait que l’Italie devait revoir sa copie. Qu’en dites-vous ?   

Il n'y a pas trop de sujet sur les pizzas et les pâtes, on est quand même en Italie ! 

M.B : C'est surtout de la lassitude, on retrouve régulièrement les mêmes choses au buffet. Mais on vit plutôt bien dans le village, on est confortablement installés, chacun prend ses repères.    

L'Invité local - RCF Savoie Mont-Blanc
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'Invité local · RCF Savoie Mont-Blanc
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