Accueil
Jalil, jeune réfugié raconte son histoire au temple de la rue Villars à Aix
Partager

Jalil, jeune réfugié raconte son histoire au temple de la rue Villars à Aix

Un article rédigé par Sophie Lecomte - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 3 novembre 2023  -  Modifié le 3 novembre 2023
Vitamine C (Aix-Marseille) Jalil, jeune réfugié raconte son histoire au temple de la rue Villars à Aix

Le 14 octobre prochain à 18h30, le temple de l’église protestante unie située rue villars à Aix-en-Provence accueillera Jalil, jeune réfugié afghan qui a fui son pays après des menaces des talibans. Décidé il se bat pour alerter les consciences sur la situation dramatique de son pays.

©Dialogue RCF ©Dialogue RCF

26 ans, c’est le temps des copains, des premiers apparts, des premiers jobs, un départ dans la vie souvent plein de promesses!
A 26 ans Jalil, jeune réfugié afghan, a traversé douze pays pour arriver en France en 2019.

Il a connu le froid, la faim, les coffres des voitures, les zodiacs en mer, les longues marches, les centres de rétention, ses demandes d’asile refusées en Autriche puis son arrivée en France.

 

Le ton calme, la voix posée, il raconte qu’il est issu de la tribu musulmane chiite des Hazara, une quatrième minorité d'Afghanistan après les Pachtouns, les Tadjiks et  les Ouzbeks.

Il a ouvert dans son village un centre d’apprentissage mixte pour les enfants, ce qui lui a valu des menaces des extrémistes talibans. “On se sentait en danger”, confie-t-il. Il n'a alors pas d’autre choix que de fuir son pays.

 

“Je m’inquiète pour ma famille chaque jour”

 

Une partie de sa famille est restée en Afghanistan et Jalil s'inquiète pour eux tous les jours.

Selon lui, les grands perdants de l’arrivée au pouvoir des talibans le 15 août dernier, sont les minorités et les femmes. Sa petite sœur, étudiante en troisième année de géologie à l’université de Kaboul, ne peut pas terminer son année et est contrainte de rester à la maison.

 


Jalil insiste: les talibans de 2021 n’ont pas changé depuis vingt ans et une démocratie symbolique lors de la présence américaine dans le pays, ils sont même plus dangereux car ils maîtrisent mieux le langage diplomatique qu’avant.


Malgré ses difficultés, Jalil n’a jamais abandonné et son objectif d’alerter sur la situation de son pays et d’éveiller les consciences sur  le vrai visage des talibans.

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don