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"“J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit" (Jn 20,11-18)
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"“J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit" (Jn 20,11-18)

RCF,  -  Modifié le 6 avril 2021
Prière du matin "“J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit" (Jn 20,11-18)
" “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit" Méditation de l'évangile (Jn 20, 11-18) par le pasteur Jean Pierre Sternberger Chant final: "Ô ma joie, Christ est ressuscité" par la communauté de l'Emmanuel
David-Zawila-UNSPLASH David-Zawila-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
 
Source : AELF

Méditation Pasteur J.P. Sternberger

     D'abord, Marie Madeleine a cru, elle aussi, qu'on avait enlevé son corps et qu'il était allé rejoindre les fosses communes de l'histoire humaine. Elle disait "nous ne savons pas où ils l'ont mis".

     Elle faisait de lui un objet qu'on emporte, un corps qu'on embaume ou dont on se débarrasse. Cela lui semblait être le dernier hommage ou le dernier outrage fait à sa personne, le dernier geste possible avant l'inexorable absence.

     Elle a d'abord cru, Marie, puis elle n'a plus su croire.

     Elle éprouva l'absence.

     Elle chercha dans sa mémoire de quoi construire son deuil. Elle voulait le voir à nouveau, entendre sa voix, sentir sa présence… 

     L'homme l'a rejointe qu'elle a pris pour le jardinier. Elle l'interrogea tentant encore de retrouver le corps perdu, de le saisir à nouveau, de l'embaumer sans doute, de le garder, de préserver un peu du passé précieux.

     Il l'a appelée. Il a dit "Marie".

     Elle l'a reconnu, comprenant qui il était. Et pour cela, elle a renoncé à le saisir. "Ne me touche pas" lui avait-il dit.

     Aussi a-t-elle pu le laisser partir, le laisser libre, vivant, autre que ce qu'elle croyait avoir gardé de lui, elle a pu comprendre qu'il était ressuscité.

     Puis elle a pu partir, quitter le jardin, rejoindre les autres, leur dire qu'il montait vers son père qui est notre Père, son dieu qui est notre Dieu.

     Nous aussi permet-nous, Seigneur, d'aller et de témoigner de ta Vie
Amen.
 

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