Intempéries : 904 000 euros de travaux pour les canaux bretons
Le soleil revenu en Bretagne, l’heure est désormais au bilan des intempéries, notamment sur les berges et les chemins de halage. Si la note est salée, la région, propriétaire et exploitante du domaine public fluvial, relativise par rapport aux dégâts de l’année dernière.
Les berges de l'Oust sous l'eau à Malestroit (janvier 2026) © RCF Sud BretagneDe la pluie deux jours sur trois, des tempêtes, des inondations… Depuis début janvier, la Bretagne n’a pas été épargnée par sa météo. Si les chemins côtiers ont fait parler d’eux, avec certains morceaux du GR 34 effondrées, les chemins de halage et les berges des canaux bretons ne sont pas en reste face aux intempéries.
Des travaux jusqu’au mois de mai
De l'Oust à la Vilaine en passant par la Rance, L’Aulne ou le Blavet, tout le territoire breton a été touché par les intempéries depuis janvier. Les chemins de halage n’ont été ouverts à la circulation qu’en fin de semaine dernière, impactés par le débordement des canaux et les tempêtes à répétition. Les dégâts sont remarquables : berges affaissées, revêtement des chemins de halage dégradés et arbres fragilisés. Au total, 904 000 euros de dommages.
Les environs de Malestroit sont les plus touchés : 225 000 euros de travaux prévus. Les abords de l’Aulne et de la Rance, coûteront respectivement 217 000 et 215 000 euros à réhabiliter. Des travaux qui devraient durer jusqu’au mois de mai prochain selon la région Bretagne, propriétaire et exploitante du domaine public fluvial. Pour rappel, 4 millions de visiteurs découvrent les canaux chaque année. Mais également “beaucoup, beaucoup de Bretons”, insiste Anne Gallo, Vice-présidente de la région en charge des canaux.

Une deuxième année consécutive d’intempéries
Déjà en janvier 2025, des conditions météorologiques difficiles ont frappé les canaux bretons. Les dégâts se sont élevés à 2,7 millions d’euros. Les revêtements de l’année passée ont d’ailleurs “globalement tenu”, assure la région et aucune maison éclusière n’a été inondée.
Un phénomène normalement ponctuel, reproduit deux années de suite. Une situation qui pose question à la région : comment remettre en état les chemins de halage ? Si le revêtement en sable n’est pas le plus résistant, un revêtement bi-couche n’est pas envisageable tout le long du domaine public fluvial. Concernant l’aménagement futur des abords, “on est en train d’étudier d’autres processus avec les équipes des canaux”, précise Anne Gallo. Des zones “d'expansion de crues” sont sur la table, pour que l’eau puisse circuler plus facilement en dehors des canaux en cas d’intempérie.


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