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Influenceur aux 100 000 abonnés, il fait le tour du monde… depuis la France!

Influenceur aux 100 000 abonnés, il fait le tour du monde… depuis la France!

Un article rédigé par Bérénice Charles - RCF Isère, le 19 décembre 2025 - Modifié le 22 décembre 2025
Focus sur l'actualité en IsèreInfluenceur aux 100 000 abonnés, il fait le tour du monde... depuis la France!

Faire le tour du monde… tout en restant en France : c'est l'aventure dans laquelle s'est lancé Florian Fiquet, influenceur montpelliérain, tout au long  de l'année 2025. Il a achevé son périple dans le Vercors il y a quelques jours.

Florian Fiquet, aventurier et instagrameur, clôture son tour du monde... en France ! (Maif/mouvement Sport Planète) Florian Fiquet, aventurier et instagrameur, clôture son tour du monde... en France ! (Maif/mouvement Sport Planète)

Il a fallu de bonnes chaussures, de l'organisation et surtout pas mal de motivation à Florian Fiquet pour boucler son périple. Du Puy-de-Dôme au Finistère et du massif des Bauges à celui du Vercors, ce Montpelliérain à parcouru des centaines de kilomètres à travers les paysages français. Des aventures qu'il partage sur son compte Instagram @flo_climatrek avec un objectif : repenser notre manière de voyager et nous montrer que notre soif de dépaysement peut tout à fait s'étancher près de chez soi.

 

RCF Isère : Vous vous êtes lancé dans un tour du monde un peu spécial puisque vous n'avez pas quitté la France. D'où vient cette idée ? 

Florian Fiquet : Elle me vient des derniers voyages que j'ai fait en France. Ça fait plus de deux ans maintenant que je voyage à la découverte du pays où je suis né mais que je ne connaissais pas assez à mon goût. J'ai toujours bien aimé le voyage, mais je me suis dit que ce serait intéressant de changer ma manière d'explorer. Plus je me baladais dans les régions, plus je me suis dit  "pourquoi j'irais prendre l'avion, faire 8000 kilomètres, alors que je peux prendre un train pas loin de la maison?"

Quand je me suis lancé dans ce projet, ça a été une partie de plaisir de regarder des endroits que je ne connaissais pas et d'essayer de lier ça avec d'autres destinations plus lointaines. Je m'étais toujours dit que les grandes étendues du Massif central pouvaient faire penser à la Mongolie. Partir dans le Vercors en hiver, c'était se retrouver un peu en Laponie. C'est une destination à la mode en ce moment, où les gens vont beaucoup pour faire des treks. C'est assez plat avec de la neige, des sapins… comme les hauts plateaux du Vercors! La Bretagne et ses grandes falaises face à l'océan, les Bauges… J'ai vraiment essayé de trouver des paysages en contraste les uns des autres, presque comme des continents différents. 

 

On a des paysages tellement dingues, une diversité tellement folle, que ça peut vraiment valoir un tour du monde

 

RCF Isère : Dans les destinations choisies, on sent quand même un attrait pour les grands espaces de nature. Ces espaces sont aussi particulièrement sensibles aux enjeux de pollution et de changement climatique. C'était aussi un critère de choix ?

Florian Fiquet : On pense toujours au Canada, à la Patagonie, à l'Australie… Mais des grands espaces, on en a en France. Et effectivement, quand on parle d'espaces naturels, on peut rapidement parler d'espaces menacés, de changement climatique, d'artificialisation des sols. J'ai retrouvé ces problématiques-là dans beaucoup d'endroits que j'ai côtoyés. Dans le Vercors, j'ai aperçu un lagopède alpin : c'est une des espèces menacée par le changement climatique et qui va malheureusement disparaître d'ici la fin du siècle. Dès qu'on est dans la nature, on est confrontés aussi à ces enjeux.

RCF Isère : Comment voyager de manière plus responsable, plus verte? Vous avez fait beaucoup de marche, il me semble!

Florian Fiquet : Oui, c'est clair ! Moi, j'adore la marche ou faire des treks en autonomie. C'est personnel, je ne dis pas aux gens "il faut faire comme ça"! Il y a plein de manières de le faire : le vélo, le train… Ce qui va polluer le plus dans nos voyages, c'est la manière de se déplacer. Ne pas prendre l'avion, c'est une énorme composante pour moins polluer. C'est la raison pour laquelle j'ai fait ce tour du monde en France : montrer qu'on peut faire ça localement.

Ensuite, il y a beaucoup de gestes et de comportements à avoir quand on se trouve en pleine nature. Des gestes dont on n'a pas forcément conscience : quand on veut aller à tout prix se baigner dans des lacs d'altitude, faire du feu pendant un bivouac, s'approcher des animaux… Aller en pleine nature, proche de chez soi en France, c'est bien. Mais comment on se comporte et à quel moment on a un impact négatif sur ce milieu-là, c'est intéressant d'en parler aussi. 

RCF Isère : Vous partagez vos voyages avec des milliers de personnes sur votre compte Instagram. C'est une fierté d'être un peu une source d'inspiration et de sensibilisation?

Florian Fiquet : Oui, complètement. Sur les réseaux sociaux, je veux avoir un impact positif, notamment  au niveau écologique. Essayer de partager des bons messages aussi. Parce que je sais que les réseaux sociaux peuvent aussi être très problématiques, et encourager la sur-fréquentation. Partager un petit lac qui est très fragile avec 100 000 personnes, ce n'est absolument pas possible. Donc j'essaie vraiment de contrebalancer ça et de montrer que l'influence des réseaux peut être positive et responsable

 

 

 

 
RCF Isère : Est-ce que vous avez un souvenir particulièrement marquant de ce voyage, un paysage qui vous a particulièrement soufflé ? 

Florian  Fiquet :  Je peux parler d'un coucher de soleil en Bretagne, mi-juin, le jour le plus long de l'année, à la pointe du Raz, le point le plus à l'ouest de France. Le soleil est tombé dans l'océan à 22h30, c'était magique. Dans le Vercors, la semaine dernière, les jours se couchent à 17h et être dans la tente, en bivouac dans la neige, c'était une expérience vraiment marquante, je vais en garder des souvenirs de dingue. Je peux aussi parler du Massif des Bauges, en pleine canicule, fin juin. Il faisait 30 degrés à 2000 mètres d'altitude. C'est aussi là qu'on se rend compte du changement climatique

C'est aussi une des raisons d'être de mon compte Instagram. On arrive plus facilement à toucher les gens avec le voyage et l'aventure sur des sujets climatiques, écologiques. Quand on va en montagne, quand on voit les glaciers qui sont en train de disparaître, quand on se balade sous une canicule… On n'est pas sur des projections sur l'année 2100, on y est déjà en 2025. On arrive à parler de ces sujets sans être moralisateur. Je ne dis pas aux gens "arrêtez de prendre l'avion, ça pollue". C'est plutôt :  "regardez le voyage de dingue que j'ai pu faire même sans prendre l'avion"! J'embarque les gens dans des beaux paysages de montagne mais je leur dit "Regardez : l'empreinte du glacier a reculé de tant de centaines de mètres sur les cinq dernières années à cause des canicules". Ce sont des nouvelles un peu graves, violentes, mais c'est très concret.

RCF Isère : Comment on fait si on a envie de vous imiter et de se lancer dans l'aventure?

Florian Fiquet : Il y a plein de possibilités de se lancer proche de chez soi. On peut partir à pied, prendre le train, le vélo, visiter une ville, dormir dans un gîte ou dans un petit hôtel. D'un coup, l'aventure devient complètement possible, complètement ouverte si on change de regard. 

 

Il faut changer la manière dont on regarde le voyage, sortir un petit peu du récit dominant qu'un beau voyage, c'est forcément prendre l'avion, aller au bout du monde ou sur une plage paradisiaque.

 

Pour suivre Florian Fiquet, membre du "Mouvement Sport Planète" fédéré par la Maïf, dans  ses aventures rendez-vous sur son compte Instagram :  @flo_cimatrek 

 

Focus Isère
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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