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​Indonésie: après le séisme, l’appel à l’aide internationale
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​Indonésie: après le séisme, l’appel à l’aide internationale

Un article rédigé par Jean-Baptiste Le Roux - RCF,  -  Modifié le 2 octobre 2018
Le séisme et le tsunami qui ont frappé vendredi les îles Célèbes, en Indonésie ont fait plus de 830 morts. Le gouvernement a appelé à l’aide internationale.
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L'Indonésie est une fois encore frappée par une catastrophe naturelle. Vendredi dernier, les îles Célèbes ont été victimes d'un séisme suivi d'un tsunami. Selon les autorités lovales, outre les dégâts matériels considérables, le nombre de victimes pourrait se compter par milliers. Le  bilan provisoire est actuellement supérieur à 830 morts.

Un chiffre bien plus important que celui du séisme qui avait frappé l'île de Lombok, en août dernier, causant la mort de plus de 500 personnes. Quatre jours après le séisme et le tsunami, devant l'ampleur de la catastrophe, le gouvernement indonésien a lancé un appel à l'aide internationale.

Parmi les organisations ayant répondu positivement à cet appel au secours, figure l'ONG française "Pompiers de l'Urgence Internationale". Cette association bénéficie d'une solide expérience pour ce genre de situation. Elle est déjà intervenue par le passé en Haïti, aux Philippines, au Népal et à Saint Martin l'an dernier. 
 

Lieutenant-colonel Philippe Besson, de l'ONG "Pompiers de l'Urgence Internationale":

Une équipe de cinq pompiers a quitté Limoges lundi 1er octobre. Parmi eux, le président-fondateur de l'ONG, le lieutenant-colonel Philippe Besson. Pour ce dernier, interrogé par RCF, les urgences auxquelles son équipe va répondre sur place sont multiples. "Continuer la recherche des victimes qui sont ensevelies car je crois que les Indonésiens ne disposent pas d’un matériel très développé pour ce genre d’opération. C’est pour cela qu’on intervient avec du matériel de recherche de victimes. C’est la priorité car maintenant le temps presse. Le séisme s’est produit vendredi, et donc il ne faut pas perdre de temps" explique-t-il notamment.

"Il y a une autre partie, qui est urgente aussi, et qui concerne les soins aux survivants, les blessés car les hôpitaux ont été débordés par les blessés. Et puis il faudra apporter un soutien aux survivants et aux rescapés avec notamment la production d’eau potable. On va travailler également avec une organisation locale indonésienne qui est spécialisée dans la logistique et la distribution d’aide alimentaire" ajoute le lieutenant-colonel Besson.
 

Lieutenant-colonel Philippe Besson, président-fondateur de l'ONG "Pompiers de l'Urgence internationale":

"On va s’intégrer à une équipe indonésienne qui a fait appel à nous et que l’on connait depuis plusieurs années. On va s’intégrer avec du matériel de recherche assez sophistiqué, de haute technologie, pour la recherche des victimes qui sont encore sous les décombres : un scanner de recherche, des caméras pour explorer les décombres. On emmène également avec nous une unité de production d’eau potable de 300 litres par heure pour pouvoir distribuer de l’eau potable aux survivants, ainsi que du matériel de soin pour les blessés" précise le président-fondateur de l'ONG.

"Les risques sanitaires sont principalement liés au tsunami et à l’eau qui a envahi toute la côte et des villes très importantes. Avec la température élevée, l’humidité, on a souvent des maladies qui se développent et qui peuvent provoquer des diarrhées, de la déshydratation pour les survivants. Et puis il y a toujours la problématique des répliques qui se produisent et notamment une réplique principale qui n’est pas encore survenu et qui pourrait arriver dans les jours qui viennent" conclut-il.

 
 

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