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« Il y a danger pour la vie des patients » : Loïc Kervran demande une meilleure répartition des médecins
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« Il y a danger pour la vie des patients » : Loïc Kervran demande une meilleure répartition des médecins

Un article rédigé par Guillaume Martin-Deguéret - RCF en Berry, le 16 novembre 2022  -  Modifié le 8 janvier 2024
3 questions à (Berry) « Il y a danger » : Loïc Kervran demande une meilleure répartition des médecins

Loïc Kervran (groupe Horizons), député de la troisième circonscription du Cher, et 16 médecins du sud du département signent un courrier au ministre de la Santé. Ils proposent de limiter le conventionnement des médecins dans les zones les plus dotées.

 

Déserts médicaux : Loïc Kervran et des médecins du Cher tirent la sonnette d'alarme © RCF - Guillaume Martin-Deguéret. Déserts médicaux : Loïc Kervran et des médecins du Cher tirent la sonnette d'alarme © RCF - Guillaume Martin-Deguéret.

Une situation grave

 

« C’est la vie des personnes et l’équilibre des territoires qui sont en jeu » : constat fait par les signataires de cette lettre ouverte, envoyée le 2 novembre dernier au ministre de la Santé, François Braun. Le Centre-Val de Loire est la région la plus touchée par le manque de médecins, et le Cher, département très rural, n'y échappe pas. « Depuis 2015, on est passés d'environ 255 médecins dans le Cher, à 177 en 2021 » explique le député, sans compter que d'autres départs en retraite sont prévus. La situation est alarmante : « Il y a danger pour la vie des patients ! » S'inquiète le député. « On commence à voir des gens qui sont diagnostiqués trop tardivement de maladie grave. Des gens qui subissent des amputations pour diabète qui ne devraient pas en arriver là, parce qu'ils ont été pris en charge trop tardivement par notre système de soins. Maintenant, il faut explorer absolument toutes les options. »

Limiter le conventionnement


Alors, comment répartir de manière plus juste les médecins sur le territoire ? « Ce qu'on propose, c'est de limiter le conventionnement des médecins, donc limiter l'installation dans les zones qui en ont déjà beaucoup plus que les autres. Une règle assez simple : les médecins peuvent continuer à s'installer dans toutes les zones qui en ont besoin, mais doivent cesser d'aller à Biarritz, Nice... Dans des zones qui sont déjà bien dotées. »

 

Loïc Kervran député de la troisième circonscription du Cher © RCF - Guillaume Martin-Deguéret.


Un conventionnement limité, ce qui veut dire que l'Assurance Maladie ne participe plus au paiement de leurs cotisations sociales. Pourquoi ne pas aller plus loin et obliger les médecins à s'installer dans les déserts médicaux ? « Je ne suis pas sûr que l'État soit en mesure d'assigner les médecins à des endroits précis » répond Loïc Kervran. « En réalité, comment choisir ? Aujourd'hui, il n'y a pas assez de médecins pour couvrir toutes les zones où il y en a besoin. Ce qui est important, c'est d'arrêter d'augmenter la différence entre les territoires. »


La limitation du conventionnement des médecins, Loïc Kervran l'a proposée dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2023. L'amendement n'a pas été retenu dans le texte du Gouvernement. Mais le député compte bien revenir à la charge. « Ce sujet n'est pas clos » assure-t-il.

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