Hôtellerie-restauration : en Auvergne, le début de la saison est très attendu
Depuis l’épidémie de Covid-19, le secteur de l’hôtellerie-restauration est sinistré en France. L’Auvergne n’échappe pas aux difficultés. Malgré tout, les professionnels tentent d’avancer alors que la saison va démarrer avec les vacances de Pâques.
Florence Bonthoux est la présidente de l’UMIH de Haute-Loire depuis juin 2025. ©RCF Haute-LoireDès ce vendredi 3 avril 2026, les élèves de l’académie de Clermont-Ferrand seront en vacances. La période est très attendue par les professionnels de l’hôtellerie-restauration en Auvergne. Le secteur peine toujours à se relever du Covid-19. Recruter reste compliqué, le secteur n’attire plus les jeunes et les charges sont en hausse. Malgré tout, Florence Bonthoux, la présidente de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) de Haute-Loire, veut rester optimiste malgré le contexte.
La récente explosion du prix du pétrole pourrait avoir un impact sur la fréquentation des restaurants. Invitée ce matin sur notre antenne, elle explique : « Les gens ne peuvent plus tout avoir entre faire le plein, partir en vacances et aller au restaurant, ils sont obligés de faire des arbitrages ». Néanmoins, elle dit espérer « que les touristes viendront au restaurant ».
Florence Bonthoux dit déjà observer « une baisse du panier moyen des clients ». Cette incertitude pourrait aussi avoir un impact sur l’emploi. Pour le moment, les restaurateurs temporisent avant « de recruter ou non des saisonniers ».
Bientôt un diplôme pour pouvoir ouvrir un restaurant ?
Autre sujet de crispation en ce moment : l’absence d’un diplôme nécessaire pour ouvrir un restaurant. Une seule formation sur l’hygiène suffit pour le moment. Pour Florence Bonthoux, il s’agit d’un comble « pour la restauration, au pays de la gastronomie ». Depuis quelques semaines, l’UMIH tente de monter au créneau. Le problème : « les clients ne sont pas certains d’avoir une cuisine faite maison ou préparée sur place ».
Le président du syndicat au niveau national, le chef Thierry Marx, milite pour la création « d’un diplôme sanctionnant l’ouverture d’un restaurant ». Pour l’instant, « on n’en est pas là », explique Florence Bonthoux. Reste que le sujet est complexe et fait débat dans le secteur. Le travail avec le législateur va se poursuivre pour trouver un compromis.
En Haute-Loire, l’UMIH renaît de ses cendres
Depuis le mois de juin dernier, Florence Bonthoux a repris en main l’UMIH 43. Lourdement endettée, la structure était au bord de l’abîme. Depuis, les choses vont mieux. « Ce travail de restructuration a duré six mois ». Les adhésions sont reparties à la hausse : à peine 40 en juin 2025, elles sont déjà 75 début 2026. Florence Bonthoux veut poursuivre la dynamique et développer les partenariats, notamment avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI).
Selon elle, la CCI a été « la véritable bouée de sauvetage » de l’UMIH 43. Elle a apporté une aide financière et prêté des bureaux. Les formations avec la Chambre sont sur le point de reprendre pour relancer le volet formation professionnelle. Sur le volet formation initiale, un travail est en train d’être mené avec les principaux établissements du département. L’enjeu : promouvoir ce secteur auprès des jeunes pour trouver des bras dans les années à venir.


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