Hôpital Émile Roux : les brancardiers se mettent en grève
Les brancardiers de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay sont en grève ce jeudi 5 février 2026. Ils dénoncent des conditions de travail de plus en plus dégradées. Le mouvement pourrait durer.
Les brancardiers de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay sont en grève ce jeudi 5 février 2026. © RCF Haute-LoireSur le parvis de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay, les brancardiers se sont réunis à l’appel de la CGT. Ce jeudi 5 février 2026, ils sont en grève. « Une fois de plus, des agents de l’hôpital débrayent pour dénoncer des conditions de travail dégradées et un épuisement des personnels », explique Amandine Rabeyrin, représentante de la CGT au sein de l’établissement.
Olivier et ses collègues sont mobilisés. Brancardier depuis six ans au CHER, il se dit usé par le rythme quotidien. « 80 % de l’activité, c’est de l’imprévu, or on n’arrive pas à faire face. Quand on est quatre brancardiers pour plusieurs dizaines de patients sur une après-midi, c’est compliqué. » Bilan, selon lui : « des patients attendent sur les brancards et ça crée du désordre dans les services ». Preuve du ras-le-bol des agents, tous ceux non assignés par l’hôpital ont débrayé aujourd’hui. Une action rare, selon la CGT.
Une activité en hausse, des moyens en baisse
Pour expliquer cette surcharge de travail pour les brancardiers, Amandine Rabeyrin met en avant une hausse continue de l’activité. « Depuis plusieurs années, elle augmente de 5 % par an, mais sans recrutement supplémentaire, ça devient ingérable. » Une réunion a eu lieu avec la direction, visiblement sans succès. En cause : le manque de moyens. Olivier travaille aujourd’hui à 80 %. « J’aimerais passer à 100 %, mais on me le refuse. »
Les grévistes ont plusieurs revendications. L’une des principales : des créations de postes et une amélioration de l’organisation interne, sans oublier une réfection des sols endommagés au sein de l’hôpital Émile Roux. Ces derniers compliquent la mission des brancardiers. Le mouvement de grève est temporaire, uniquement sur cette journée du jeudi 5 février 2026. Mais Amandine Rabeyrin prévient : « si la situation n’évolue pas, d’autres mobilisations auront lieu. »
