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Grève des médecins : profession en colère
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Grève des médecins : profession en colère

Un article rédigé par Aurélien Vurli et Gareth Liron - RCF Orne, le 2 décembre 2022  -  Modifié le 2 décembre 2022

Les médecins libéraux se sont mis en grève jeudi 1er et vendredi 2 décembre. Une centaine de généralistes étaient réunis à Caen pour réclamer le doublement des frais de consultation. Les généralistes ne sont pas habitués des mouvements sociaux.   

Il y en a 130 pour 100 000 habitants dans la Manche (®Pixabay) Il y en a 130 pour 100 000 habitants dans la Manche (®Pixabay)

« Je suis malade ­­», chanterai, s'il le pouvait, le système médical normand. Et son médecin généraliste serait en grève. Les médecins libéraux se sont mis en grève deux jours du 1er au 2 décembre. Ils ont symboliquement fermé leur cabinet médical. Peu habitués aux mouvements sociaux, ils ont réclamé une mesure phare : le doublement des frais de consultation passant de 25 à 50 €.

 

  • Les déserts médicaux sont aussi un fardeau pour les médecins

L'objectif du collectif Médecins pour demain, à l'origine de l'appel à la grève, est de rendre la profession plus attrayante. La Normandie souffre particulièrement du manque de médecins. En France, la moyenne de densité des médecins est de 318 pratiquants pour 100 000 habitants. Il y en a 130 pour 100 000 habitants dans la Manche et 107 médecins pour 100 000 habitants dans l'Orne.  

 

En 10 ans, l'Orne a perdu 50 généralistes selon l'ordre des médecins. Deux territoires considérés comme des déserts médicaux depuis plusieurs années et où les généralistes sont surchargés. Certains médecins ont des listes d'attente de plus de 100 personnes attendant d'être le patient.

 

  • La 4e année de médecine dans un désert médicale chauffe les esprits 

Pour « panser » ce problème, le gouvernement veut envoyer les étudiants médecins dans les déserts médicaux. Une idée impopulaire chez les étudiants. Fin octobre, près de 200 étudiants se sont retrouvés à Caen pour manifester contre cette initiative. 

 

« On est déjà exploités à l'hôpital, si on se mettait tous en grève, l'hôpital serait fermé » lâche Thérèse, étudiante en 4e année de médecine. Elle considère que c'est la goutte de trop pour ces étudiants « utilisés comme des vrais médecins par les hôpitaux payés 1 € de l'heure ­­». La profession qui n'est pas connue pour ses excès de zèle en matière sociale est en train de se réveiller.

 

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©DR
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Journal normand

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