Galerie contemporaine de la cathédrale d'Angers : geste artistique ou horrible verrue ?
C’est la dernière ligne droite pour la galerie contemporaine de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers. Il y a quelques jours, les palissades qui cachaient en grande partie la réalisation ont été retirées. Désormais, l’entrée principale de l’édifice religieux est en partie cachée par cet énorme bloc de béton imaginé par l’architecte japonais Kengo Kuma. Une galerie financée par l’Etat destinée à protéger les sculptures polychromes de la cathédrale, redécouverte il y a quelques années. Une installation qui ne plaît pas forcément à tout le monde....
La galerie contemporaine de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers se dévoile ©RCF Anjou 2026« C’est moche », « C’est laid », ou encore « Monstrueux »....
Sous les photos de la galerie contemporaine publiées par le diocèse d’Angers sur Facebook, les avis sont bien tranchés. Pourtant, loin d'internet, la construction de l’architecte japonais Kengo Kuma provoque des avis bien plus mesurés. « Moi je la trouve jolie, ça ne me choque pas » nous confie Brigitte, qui a fait le déplacement à Angers spécialement pour voir la galerie. Même avis pour Clotaire qui commence, par contre, à trouver les travaux « un peu long ».
« J'aime ce mélange ancien et nouveau » se risque Matthieu qui rajoute comprendre que ce genre de bâtiment contemporain ne puisse pas plaire à tout le monde. Quant à Marie-Pierre, elle nous confie que « de loin ce sera magnifique » avant de nous révéler, sans ironie, qu'elle habite tout près de la cathédrale.
Une construction qui a également séduit le curé de la paroisse cathédrale Saint-Maurice-Notre-Dame, le Père Aymeric de Boüard.
Je trouve que c'est quelque chose de très réussi, parce que c’est un projet qui ne s'impose pas, ne concurrence pas la façade de la cathédrale. La galerie s'intègre de manière très cohérente avec l'ensemble et la perspective qu'on a en bas de la montée Saint-Maurice, ça donne quelque chose de très aérien, de très léger.
Une galerie contemporaine dont l’objectif principal est de protéger le portail polychrome de la cathédrale, redécouvert il y a quelques années, de la pluie, du soleil, du vent ou encore de la poussière. Sculpture autrefois préservée grâce à une galerie médiévale qui existait devant la façade.
Une reconstruction à l’identique s’est vite révélée impossible, aucun plan précis n’ayant été conservé, bien que des gravures anciennes représentent cette galerie, aucun plan précis n’a été conservé. Des représentations qui diffèrent selon les époques : nombre d’arches, composition et proportions varient, ce qui rendait impossible une restitution fidèle.
L’inauguration officielle de cette galerie contemporaine qui aura coûté 5,5 millions d’euros à l’Etat est prévue le jeudi 9 avril.


