Francofolies 2026 : malgré les fortes chaleurs, la co-directrice Emilie Yakich assure que cette édition "se passe très bien"
Malgré la chaleur, l'édition 2026 des Francofolies a bien pu avoir lieu. A la veille de la fin du festival, nous avons échangé avec Emilie Yakich, qui en est la co-directrice.
Emilie Yakich l'assure, cette édition 2026 des Francofolies se déroule "très bien" malgré la chaleur. ©RCF17. Avec plus de 35 degrés sur La Rochelle pendant le festival, les Francofolies 2026 font face à la difficulté de concilier large rassemblement de festivaliers et santé publique. A la veille du dernier jour, et alors que le pire semble passé, Emilie Yakich apparaissait toutefois satisfaite des efforts fournis avant et pendant le festival. Nous avons pu échanger avec elle avant les premiers concerts sur la grande scène du lundi 13 juillet.
RCF : Comment se déroule jusqu'ici cette édition 2026 ?
Emilie Yakich : Ca se passe très bien ! On a un public qui est ravi, des artistes qui notent justement comment les festivaliers sont généreux, présents, enjoués et cela nous comble.
Comment avez-vous géré cette chaleur qui s'est abattue sur le site durant ces trois premiers jours de festival ?
On l'a gérée en mettant en place un protocole sur lequel on travaille depuis 2022, qui est notre année de référence en matière de chaleur. On l'a renforcé encore, avec au moins 200 points d'eau, des désoiffeurs mobiles, donc la possibilité d'avoir des gens qui vont au contact des festivaliers, des brumisateurs à l'extérieur du site et jusque dans la fosse... On a également distribué des casquettes, de la crème solaire, et on a une équipe de prévention très présente du début jusqu'à la fin de la file d'attente, avec la distribution d'éthylotests à la sortie. Ca, c'est magique, tous ces salariés ont fait un travail incroyable pour la bonne tenue et le bon accueil de l'expérience et des festivaliers.
La soirée rap de samedi semble avoir été marquée par de nombreux malaises, avec un public très jeune. Est-ce comparable aux années précédentes ou y'a-t-il tout de même une accentuation ?
Non, c'est comparable aux années précédentes. C'est sûr que, quand on mêle les fortes chaleurs avec l'excitation de voir des artistes qu'on attend depuis dix mois, il faut le gérer. Ils étaient toutefois heureux, j'ai reçu des témoignages en direct, sur les réseaux ou des parents, c'est une de leurs meilleures soirées de l'année.
Est-ce qu'il y a déjà une réflexion qui s'opère sur de potentiels changements de dates ou d'horaires si ces fortes chaleurs se reproduisent les prochaines années ?
On n'a pas discuté de ces choses-là, les Francofolies, c'est un festival en cœur de ville, c'est important à conserver. On a la chance d'avoir des entrées maritimes régulières qui permettent d'avoir un air respirable, le site n'est pas de la terre battue poussiéreuse et c'est agréable. Il faut aussi regarder les bons côtés des choses.
Chacun et chacune d'entre nous est dans un moment où on va s'adapter et davantage s'écouter et se connaître. Naturellement, ce qui devra être imaginé le sera. Ce sont des choses qui seront portées en réflexion dans l'équipe, mais on tient aux Francofolies telles qu'elles sont depuis 42 ans. C'est ce qui fait leur force.
Est-ce qu'en tant que co-directrice, on arrive tout de même à profiter du festival ?
Au 4e jour, j'espère bien ! Non, on profite toujours. Durant les deux derniers mois de la préparation, qui est longue, j'avais cependant l'impression de ne pas forcément avoir une connexion directe avec mes émotions, d'avoir créé une barricade pour être dans la constance de ce qu'il y avait à faire.
Comment savoir qu'on en profite ? C'est quand on retrouve ce lien avec ces émotions. On en profite en ayant une larme qui monte quand Patrick Chesnais dicte le texte de la chanson "T'es Beau" de Pauline Croze, quand Emily Loizeau fête les 20 ans de son album ici avec plein d'invités ou quand on voit des familles venir voir Orelsan ou Gims, ou quand on voit l'équipe s'épanouir. A ce moment-là, on se dit : ah, voilà mes émotions qui reviennent et on se laisse un peu plus porter.
Y'a-t-il déjà une réflexion autour de la prochaine édition ?
Non, pas encore. C'est vraiment très important de profiter des moments, c'est le message qu'on a transmis aux équipes ce matin : maintenant que les choses sont rodées, n'hésitez pas à passer une tête à un concert pour profiter.
Bien sûr, quelque part, sur une note de téléphone, on se dit que ce serait bien de faire ça ou d'arranger ça. Notre bilan, c'est le 23 juillet, donc très rapidement, on va pouvoir appeler ces souvenirs pour écrire les perspectives de l'année prochaine.


Les Francofolies reviennent du 10 au 14 juillet. Notre journaliste Tanguy Sanlaville vous fait vivre l’événement de l’intérieur à travers des reportages, des rencontres avec les artistes et une immersion dans les coulisses de cette nouvelle édition.
