Formation professionnelle : l’AFPA du Puy-en-Velay menacée de fermeture
L’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) vient d’annoncer un plan de restructuration. Une trentaine de sites pourrait fermer, dont celui du Puy-en-Velay. Les syndicats montent au créneau.
L’AFPA du Puy-en-Velay est concerné par un plan de restructuration qui prévoit une trentaine de fermetures de sites partout en France. ©RCF Haute-LoireC’est la douche froide pour les salariés de l’AFPA du Puy-en-Velay. Quelques années après avoir évité de peu la fermeture, le site est de nouveau dans un plan de restructuration. À l’échelle nationale, l’AFPA envisage de supprimer près de 900 postes et de fermer une trentaine de sites. Sur l'Auvergne, “Montluçon est aussi concerné par la fermeture, il ne resterait que Clermont-Ferrand” explique Laurent Dufaud, délégué CGT de l’AFPA au niveau régional et salarié de l’AFPA du Puy-en-Velay. Il exprime “une colère profonde, on est en train de supprimer l’outil de formations professionnelles des salariés. Et cela va toucher en priorité les salariés des territoires ruraux”.
Depuis 1949, l’AFPA est le principal centre de formation pour les adultes en reconversion, ou qui se forment au fil de leur carrière. Mais aujourd’hui, “l’outil est surdimensionné” explique l’Agence au niveau national. Dans les chiffres, cela semble se confirmer : “l’année dernière on a formé 65.000 personnes contre 130.000 il y a 4 ou 5 ans” explique Laurent Dufaud. Mais le syndicaliste estime que cette baisse est la conséquence d’un désengagement progressif de l’État dans la formation professionnelle.
11 salariés travaillent à l’AFPA du Puy-en-Velay
Cette annonce a été vécue “comme un coup sur la tête par les salariés” embraye Laurent Dufaud. Ce dernier entend bien se battre pour dénoncer la fermeture du site et tenter de sauver l’AFPA du Puy-en-Velay. Selon lui, “le centre est en super état, y’a 3 ans ils ont investi 600.000 euros pour rénover l’accueil, nous avons un pôle bois flambant neuf”. Sans l’AFPA, “où vont se former les salariés” questionne Laurent Dufaud.
Ce dernier dénonce une logique purement économique, “sauf que la formation ce n’est pas un coût mais un investissement” estime le syndicaliste. Il rappelle “qu’un salarié en formation à l’AFPA ne perçoit pas le chômage ou les prestations sociales mais contribue à créer de la richesse à travers les cotisations sociales”.
Face à cette situation, la CGT se veut combative. Des actions pourraient avoir lieu dans les prochains jours pour tenter d’éviter la fermeture du site du Puy-en-Velay.
