Fin de vie : la Marche pour la Vie appelle à une mobilisation nationale au nom des plus vulnérables
Alors que le Sénat s’apprête à examiner le projet de loi sur la fin de vie, la Marche pour la Vie appelle à une grande mobilisation nationale ce dimanche à Paris. Parmi les intervenants attendus, Mgr Dominique Rey explique pourquoi, malgré un contexte législatif défavorable, l’Église entend continuer à faire entendre une parole ferme en défense de la vie humaine.
© photo site en marche pour la vieÀ quelques jours d’un débat parlementaire décisif, les organisateurs veulent rappeler que les choix politiques à venir engagent profondément la conception de l’homme et de la société.
Une mobilisation nationale et européenne
Dimanche, près de 10 000 manifestants sont attendus place du Trocadéro à Paris. Des cars afflueront de toute la France et des délégations venues d’Italie, d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Espagne ont annoncé leur présence. À l’approche de l’examen au Sénat de la proposition de loi sur la fin de vie, la Marche pour la Vie entend promouvoir le respect des plus fragiles et alerter sur les conséquences de l’ouverture au suicide assisté et à l’euthanasie.
Plusieurs personnalités prendront la parole au cours de cette journée, dont Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon. Pour lui, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple débat sociétal.
Il dénonce ce qu’il appelle un « dévoiement de la liberté », qui peut conduire à justifier « la mort de l’enfant à naître ou la liquidation de la personne fragilisée par l’âge ou par la maladie». Selon lui, une liberté détachée de son fondement - l’amour - peut devenir « liberticide » et mettre en cause la vie humaine dans ce qu’elle a de plus vulnérable. « Ça touche quelque chose de sacré, la vie, mais aussi le fondement même de l’humain et de notre société », insiste-t-il.
« Proclamer la parole à temps et à contre-temps »
Pour Mgr Rey, la responsabilité de l’Église est précisément de rappeler ces fondements, même sous la pression médiatique et culturelle. Cela passe, selon lui, par des prises de parole publiques, des manifestations et l’engagement du débat, face à ce qu’il décrit comme une vision « utilitariste de l’homme » ou une conception de la liberté livrée à elle-même.
Conscient que l’adoption d’une loi ouvrant la voie au suicide assisté et à l’euthanasie semble aujourd’hui probable, l’évêque estime néanmoins essentiel de ne pas se taire.« On ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir combattu jusqu’au bout », affirme-t-il, évoquant aussi les conséquences à long terme du vieillissement de la population et les enjeux économiques qui y sont liés.
Pour lui, l’Église ne doit pas « subir la pression » mais assumer avec « courage, liberté et constance » une position critique chaque fois que la vie humaine est menacée. Même si « les idées sont rejetées » et que la loi pourrait être adoptée, il appelle à rester fidèles aux principes évangéliques et à « proclamer la parole à temps et à contre-temps ».
La Marche pour la Vie partira dimanche à 14 heures de la place du Trocadéro.


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