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Familles monoparentales: toujours plus nombreuses et plus pauvres

Familles monoparentales: toujours plus nombreuses et plus pauvres

Un article rédigé par Blanche Streb - RCF,  -  Modifié le 17 septembre 2021

Il y a huit millions de familles en France. L’INSEE vient de publier une enquête sur ce sujet fondamental. Sa mission est d’analyser et diffuser des informations sur la société française en particulier sur l’économie. Les derniers chiffres concernant les familles sont ceux de 2020. Ils méritent d’être connus tant ils sont marquants.

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Un quart des familles sont monoparentales en France

Aujourd’hui en France, 25% des familles sont dites "monoparentales", c’est-à-dire que les enfants sont élevés par un seul des deux parents. Ce chiffre a pratiquement doublé en seulement 10 ans. Les familles que l’enquête appelle "traditionnelles", c’est-à-dire dans laquelle les deux parents et leurs enfants vivent ensemble, même si elles restent les plus fréquentes, ne sont plus que 66%. Et 9% des familles sont recomposées. Une famille sur quatre aujourd’hui est donc composée d’enfants dont les parents ne vivent pas ensemble. Et 8 fois sur 10, c’est la mère qui élève seule ses enfants. 

Une situation de grande pauvreté

Et cette situation est malheureusement très souvent difficile, économiquement, et souvent corrélée à une plus grande pauvreté. On découvre que 41% des enfants mineurs en famille monoparentale vivent au-dessous du seuil de pauvreté contre 21% de l’ensemble des enfants. L’enquête met aussi en lumière une différence notable selon que les enfants vivent avec leur père ou leur mère. 


Presque la moitié de ceux qui vivent avec leur mère sont pauvres. Ce chiffre se réduit de moitié, 22%, pour ceux qui vivent avec leur père. Plusieurs indicateurs permettent de comprendre cette différence de situation. Les mères sont moins souvent propriétaires de leur logement et plus fréquemment au chômage.

Prévention et accompagnement

Heureusement, l’Etat aide les familles dans le besoin. Mais il est regrettable que les politiques publiques accompagnent ceux qui vont se séparer mais que rien n’est fait pour prévenir les séparations. Des professionnels sont mandatés pour accompagner les séparations quand elles sont actées (c’est ce qu’on appelle la médiation familiale) mais pas pour aider ceux qui s'estiment en difficulté mais veulent rester ensemble. 


Pourtant en avril, une autre enquête menée par Vers Le Haut montrait qu’en ce domaine, la prévention porte du fruit. Elle démontrait, chiffres à l’appui, que l’accompagnement conjugal fait baisser les conflits et améliore la qualité de la relation. 
Stratégiquement, la politique familiale a tout à gagner à se préoccuper de soutenir la stabilité des unions. Des lieux de soutien existent et se développent, les politiques sociales pourraient décider d’intégrer des dispositifs pour soutenir ceux qui le souhaitent.  


L’accueil et le soutien "des parents solos", comme on dit, est aussi, me semble-t-il, une mission devenue incontournable dans nos paroisses. 

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