"Faire découvrir nos vins, notre terroir" : l'assemblée générale de l'Union de la sommellerie française débute dimanche à Montmarault, dans l'Allier
L'Union de la sommellerie française se réunit en assemblée générale les 12 et 13 avril à Montmarault, dans l'Allier. Un rendez-vous qui se conjugue aux 40 ans de l'UDSF Auvergne et offre une belle promotion aux vignobles auvergnats. On en parle avec Patrick Vosse, vice-président de l'UDSF Auvergne, invité des radios RCF en Auvergne.
Patrick Vosse, vice-président de l'Union de la sommellerie française Auvergne au micro de RCF en Auvergne. ©RCF Puy-de-Dôme/Pierre FrasiakLes plus grands palais de France sont attendus en Auvergne. Les 12 et 13 avril, l'assemblée générale de l'Union de la sommellerie française se tient à Montmarault, dans l'Allier. L'occasion unique pour Patrick Vosse, vice-président de l'UDSF Auvergne, de "faire découvrir nos vins, notre terroir qui est très intéressant". L'antenne auvergnate célèbre par ailleurs ces 40 ans d'existence.
40 bougies et l'accueil de sommeliers de toute la France
Invité des radios RCF en Auvergne, le sommelier met en avant la richesse du vignoble auvergnat avec bien sûr l'AOC Saint-Pourçain, les Côtes d'Auvergne mais également "les vins du Cantal qui commencent à arriver" et les Côtes Roannaises. Une "diversité de terroirs qui permet d'avoir une diversité de dégustation".
Au programme dimanche et lundi dans le Bourbonnais : visite d'un vignoble de Saint-Pourçain, dégustation, cours magistral sur les vins volcaniques (typique du terroir des Côtes d'Auvergne) et grand dîner avec des accords mets-vins, avec uniquement des vins de la région.
On commence à avoir une très belle image
La venue de la fine fleur de la sommellerie française en Auvergne couronne un vignoble qui a su redorer son image. Fini l'époque où l'on "pensait plus au volume qu'à la qualité". Avec le changement de génération, de "nouvelles méthodes et une nouvelle philosophie" sont à l'œuvre. Le vin auvergnat est devenu une "boisson plaisir plus qu'alimentaire".
Il se démarque par "des rapports qualité/prix intéressants" et par un intérêt pour les accompagnements : "ce sont des vins qui vont rehausser ou accompagner les plats sans les masquer".
Le métier de sommelier a un grand avenir
Adhérent depuis 30 ans à l'UDSF Auvergne, Patrick Vosse a vu le métier de sommelier évoluer. La profession "s'est bien féminisée", avec des parcours brillants à l'image de celui de Pascaline Lepeltier qui représentera la France en juin prochain à Lisbonne (au Portugal) pour le concours du meilleur sommelier du monde.
Un métier en pleine évolution
Le métier s'est également diversifié. "Avant on ne s'occupait que du vin, maintenant on s'occupe de tout", explique Patrick Vosse. Un sommelier peut faire des accords avec "la bière, les autres alcools, les sans alcools, les thés, les cafés".
Les débouchés sont également plus nombreux et ne se limitent plus à la restauration. Un sommelier peut être caviste, travailler en grande distribution ou comme commercial.
Pas assez de candidats ou de candidates
Cependant, le nombre de vocations reste trop limité pour combler cette "grosse demande". Le vice-président de l'UDSF Auvergne plaide l'intérêt de son métier qui permet de parler "d'ampélographie, d'histoire, de géologie… C'est une grande richesse".
Un sommelier peut faire jusqu'à quatre ans d'études. Un parcours long, mais "ça en vaut vraiment la peine", assure Patrick Vosse.
L'intelligence artificielle : un défi, pas une menace
Le développement de l'intelligence artificielle n'inquiète pas la profession outre mesure. Elle "va remplacer un petit peu mais ne va pas remplacer le rapport humain". Un métier humain, de rencontre, de service… Voilà la définition d'un sommelier.
L'intelligence artificielle va-t-elle parvenir à "expliquer la philosophie du vigneron" ? Rien de moins sûr pour Patrick Vosse, qui rappelle que la base pour un sommelier est de "faire plaisir au client".


Chaque jour à 6h35 et 7h33, rencontre avec un acteur auvergnat qui fait l'actualité.



