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Face au terrorisme, "nous n'avons plus besoin de discours incantatoires" estime Sébastien Pietrasanta
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Face au terrorisme, "nous n'avons plus besoin de discours incantatoires" estime Sébastien Pietrasanta

Un article rédigé par Etienne Pépin - RCF,  -  Modifié le 24 juin 2021
L'Invité de la Matinale Face au terrorisme, nous n'avons plus besoin de discours incantatoires estime Sébastien Pietrasanta
Les Français unis face à l’horreur, une nouvelle foi. Dimanche, ils étaient des dizaines de milliers à rendre hommage au professeur d’histoire assassiné à Conflans-Sainte Honorine.
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Un attentat horrible. Vendredi 16 octobre, Samuel Paty, un professeur d’histoire géographie du collège du Bois d’Aulne, à Conflans Sainte Honorine, était assassiné, décapité. Un acte effroyable qui a poussé, une fois encore les Français à sortir de chez eux, et à s’unir face à la barbarie islamique. Ce week-end, plusieurs dizaines de milliers de Français étaient réunis, unis face à de tels actes.
 

Un terrorisme de proximité

Dans le même temps, Emmanuel Macron demandait un renforcement des mesures de sécurité aux abords des écoles à la rentrée prochaine. Le chef de l’Etat a également demandé des actions concrètes contre la propagande islamique radicale en ligne. "Ce genre de discours, on l’entend après chaque attentat majeur. Il y a de la volonté. Des choses ont été faites" explique Sébastien Pietrasanta, historien, spécialiste du terrorisme, ancien député, dénotant toutefois des lacunes en matière de sécurité.

Attaquer un professeur, c’est attaquer un symbole. Tout comme s’attaquer aux journalistes, aux forces de l’ordre, à un prêtre. "C’est un symbole oui mais il ne faut pas oublier que le terrorisme frappe aussi de manière aléatoire. On est face à un terrorisme de proximité et c’est extrêmement difficile de le prévenir" ajoute-t-il.
 

Un travail de longue haleine et un problème à court terme

Aujourd’hui, certains professeurs par crainte de représailles choisissent de faire l’impasse sur certaines parties du programme. "J’ai enseigné très peu de temps. C’est vrai que quand j’étais député, j’ai eu des témoignages d’enseignants. Malheureusement il n’y a rien de nouveau. C’est quelque chose qui m’interpelle car nous avons des enseignants qui vont au front, comme Samuel Paty, et d’autres qui parfois préfèrent contourner la difficulté. Il y a une mobilisation de l’Education nationale qui doit être faite" lance Sébastien Pietrasanta.

"Le président de la République a raison de rappeler la mobilisation de notre société. Mais nous n’avons plus besoin de discours incantatoires. On a besoin de se mobiliser. Le travail des enseignants, dans les quartiers, est difficile. Une partie de nos concitoyens a basculé dans l’islam radical. C’est très difficile de lutter contre. Il faut développer des outils pédagogiques renforcés. On est face à un travail de longue haleine, et face à un problème de court terme. Il faut réellement changer ce sentiment d’appartenance. Les lois de la République doivent s’imposer à tous quand on vit dans ce pays" conclut l'historien.

 

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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