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Violences sexuelles dans l'Église : il faut installer "une culture de la vigilance"

Violences sexuelles dans l'Église : il faut installer "une culture de la vigilance"

Un article rédigé par La rédaction de RCF Bretagne - le 4 avril 2025 - Modifié le 4 avril 2025

L'assemblée plénière annuelle de printemps des évêques de France se tenait toute cette semaine du 31 mars au 4 avril à Lourdes. Une assemblée qui a été consacrée, pendant deux jours, à la lutte contre les violences sexuelles. 

Mgr Denis Moutel est l'évêque du diocèse de Saint-Brieuc. © Diocèse de Saint-BrieucMgr Denis Moutel est l'évêque du diocèse de Saint-Brieuc. © Diocèse de Saint-Brieuc

L’élection du successeur de Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort à la présidence de la conférence des évêques de France, était l’un des temps forts de cette assemblée plénière des évêques, cette première semaine d'avril. Le vote a eu lieu mercredi 2 avril. Et c’est le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, qui a été élu. 

"C’est une très bonne nouvelle parce que c’est un homme de grande foi. Un homme fraternel qui se fait proche, dans son diocèse, des personnes qu’il rencontre mais aussi au sein de la conférence des évêques de France", estime Monseigneur Denis Moutel, l’évêque du diocèse de Saint-Brieuc.

La lutte contre les violences sexuelles

Mais outre cette élection, l’assemblée a consacré ses deux premières journées à la lutte contre les violences sexuelles afin de faire le point sur ce qui a été fait depuis la publication, fin 2021, du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase), et sur le chemin qu’il reste à parcourir. Deux journées qui arrivaient quelques jours après la présentation du troisième rapport d’activité annuel de l’Instance nationale de reconnaissance et de réparation (Inirr) (1 564 personnes ont ainsi contacté l'instance depuis sa création, et 1 208 ont été accompagnées par un référent).

Pendant ces deux jours, les évêques ont ainsi reçu plus de 300 personnes, dont des victimes. Des acteurs de l’Église ont également présenté les actions qu’ils mènent pour lutter contre ces violences. Car depuis la publication du rapport de la Ciase (ou rapport Sauvé), des mesures ont été mises en place. Comme ces accords passés avec les procureurs. "C’est une charte qui fait qu’un évêque qui apprend une agression, particulièrement sur un mineur, opère un signalement au procureur. Cela continue et cela continuera", explique Monseigneur Denis Moutel.

Que reste-t-il à faire ?

"Il faut installer une culture de la vigilance et de la bien-traitance dans toutes les instances ecclésiales. Le chemin est ouvert mais il est loin d’être achevé", a lancé Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort. Un discours qui résonne chez tous les évêques, notamment Monseigneur Denis Moutel. "Pour nous, ce la passe par diffuser très largement de petites formations qui existent, y compris par des petites visios très abordables. Il faut former des personnes qui ont à accompagner, encadrer, des enfants pour que chacun puisse connaître ce qu’il convient de faire ou ne pas faire. Les pastorales des jeunes, les aumôneries, l’enseignement catholique... C’est un travail toujours à reprendre. Et nous, on a des progrès à faire là-dessus."

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