En prison : le chemin de foi de Pierre Botton
Après trois années d’incarcération et la perte tragique de sa fille, l’ancien homme d’affaires lyonnais Pierre Botton publie Sur le chemin de ma foi (Fayard, 2026). Entre honte spirituelle et renaissance intime, il raconte comment la prison et le deuil l’ont conduit à assumer pleinement sa foi chrétienne, dans un récit de courage intérieur et d’espérance retrouvée.
© RND-RCFPierre Botton, marqué par ses incarcérations à Lyon-Corbas dans les années 90 et à la Santé de 2020 à 2022, publie Sur le chemin de ma foi au édition Fayard, 2026. Ce témoignage intime révèle une douleur profonde : la honte d’avoir caché sa foi chrétienne en prison, face à la ferveur affichée des détenus musulmans. Ce regret sentimental, mêlé à un deuil bouleversant, le pousse aujourd’hui à témoigner avec émotion pour inviter à une foi assumée.
Regret et solitude spirituelle
En prison, Pierre Botton ressent une solitude aiguë, fragilisé par l’incarcération. Il éprouve une honte cuisante de ne pas avoir osé afficher ses livres pieux dont L’Evangile tel qu’il l’a été révélé de Maria Valtorta, en promenade. Contrairement aux musulmans qui partagent ouvertement le Coran.
« Je m’en veux énormément parce que j’ n’ai pas osé les descendre en courte promenade » confit-il avec une certaine douleur présente. Les appels à la prière à l’aube, diffusés haut et fort, via d’énormes baffles à 5h 30 du matin, accentuent ce malaise intime. Créant ainsi un choc culturel au coeur de la détention. Il avoue se sentir en minorité, peu ancré dans sa foi d’enfance catholique, regrettant ce premier contact raté avec un prêtre dans sa cellule ex-Klaus Barbie. Ce manque de courage le ronge encore, transformé en un appel vibrant à ne plus se taire.
Deuil et présence éternelle
Le 17 janvier 2022, la perte de sa fille brise Pierre Botton, mais rallume une certitude émouvante. Elle reste « invisible, mais pas absente », une présence spirituelle qui lui donne une « colonne vertébrale ».
« Aujourd’hui je ne doute pas, ma fille est toujours avec moi et Dieu est lui aussi toujours avec moi ».
Ce lien sentimental avec l’éternel transcende sa douleur carcérale et son passé d’argent roi. L’époque où yachts, Lamborghini et vie de luxe lyonnaise était son quotidien. Il ressent désormais Dieu comme un compagnon constant, regrettant de ne pas l’avoir cherché plus tôt pour éviter ses errements judiciaires.
Cette foi viscérale l’engage à partager sans peur, malgré les critiques attendues : « On va se faire laminer » ; et appelle les catholiques à une évangélisation humble mais ferme.


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