Elisabeth Walbaum | En 2026, suivre la lumière !
LE POINT DE VUE D'ELISABETH WALBAUM - Alors que l’année nouvelle s’ouvre, la lumière de Noël ne s’éteint pas : elle demeure comme un signe de la présence de Dieu au cœur du monde. En ce début de 2026, cette clarté venue de la crèche continue d’éclairer les pas des croyants, rappelant que la joie de la Nativité n’est pas un instant, mais une promesse qui se renouvelle chaque jour.
Elisabeth Walbaum © DROn se réveille en 2026 avec difficulté, comme dans un cauchemar qui n’en finit pas. Une boite de nuit qui s’embrase, un président kidnappé par une grande puissance... Je voudrais nous souhaiter d’avancer dans la nuit comme dans une histoire que personne n’a
fini d’écrire. Eclairés, guidés par une conviction partagée par tous les hommes de bonne volonté : au cœur même de nos obscurités les plus profondes, il y a toujours un endroit où passe la lumière.
Dans la continuité de Noël
On croit que les miracles sont rares, mais peut-être pas. Après une longue attente, l’espace entre tous, croyants ou non, peut devenir habitable. Regardez, en lieu et place de nos identités morcelées, une chaleur très simple a circulé à Noël : des cadeaux, un bon repas, les discussions, la joie. Rien d’héroïque. Il y a un message universel à Noël que l’on peut saisir, que l’on soit chrétien ou pas : nous sommes capables de laisser à la lumière la possibilité de se glisser où elle peut, nous sommes capables de la protéger, de la diffuser, jusqu’à ce que la nuit elle-même s’efface peu à peu. Je crois qu’il y a une évidence que chacun peut percevoir : une lueur, une promesse, une trêve, même fragiles, éclairent plus loin qu’on ne l’imagine et peuvent dissiper, même momentanément, nos ténèbres. Et nous pouvons conserver un peu de cette lumière de Noel.
Entretenir la lumière toute l'année
En 2026, entretenons une lumière dans l’obscurité ! Entretenons là vraiment. Et souhaitons-nous vraiment une bonne année, en y pensant vraiment. Pas de manière automatique et sans attendre de réponse, à la manière du « bonjour, ça va ? » qu’on a l’habitude de se dire. Dans l’absolu, souhaiter une bonne santé ne sert à rien : je suis bien placée pour le savoir, moi qui viens tout juste de me débarrasser de la grippe généreusement transmise par des
retrouvailles familiales ! Les Turcs se souhaitent, eux, d’avoir du travail, les Belges de bénéficier d’une sécurité financière, les Brésiliens de trouver l'amour. Les Polonais, en appellent à la bonne fortune. Les Romains, desquels nous tiendrions l’idée de formuler des vœux en début d’année, échangeaient des branches de laurier, symboles de chance et de succès.
Alors voilà, moi c’est un rameau d’olivier que je voudrais vous tendre en ce début d’année : face aux mauvaises surprises de l’an neuf, pour nous inviter a à demeurer dans la présence de
Dieu, robustes et verdoyants, à jamais et éternellement désireux de vivre en paix. Un rameau d’olivier et une petite lumière allumée, pour nous rappeler que personne n’a fini d’écrire notre histoire.


Des chroniqueurs d'horizons variés nous livrent leur regard sur l'actualité chaque matin à 7h20, dans la matinale.
- Le lundi : Madeleine Vatel, journaliste au service foi & spiritualité de RCF ;
- Le mardi : Claire des Mesnards, pasteure de l'EPUdF et secrétaire exécutive du réseau européen chrétien pour l’environnement, et Elisabeth Walbaum, déléguée à la vie spirituelle à la Fédération de l'Entraide Protestante ;
- Le mercredi : Blanche Streb, essayiste, chroniqueuse, docteur en pharmacie, auteure de "Grâce à l’émerveillement" (éd. Salvator, 2023), "Éclats de vie" (éd. Emmanuel, 2019) et "Bébés sur mesure - Le monde des meilleurs" (éd. Artège, 2018), et Marie Wallaert de Lutte & Contemplation ;
- Le jeudi : Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille chrétienne, et Aymeric Christensen, directeur de la rédaction de La Vie ;
- Le vendredi : Etienne Pépin, directeur des programmes de RCF et Radio Notre-Dame.




