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Dyscalculie: "Ce sont des gens différents, ouverts et intelligents", selon Fabien Dworczak
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Dyscalculie: "Ce sont des gens différents, ouverts et intelligents", selon Fabien Dworczak

Un article rédigé par Simon Marty - RCF,  -  Modifié le 16 mars 2021
L'Invité de la Matinale Dyscalculie: "Ce sont des gens différents, ouverts et intelligents", selon Fabien Dworczak
À l'occasion de la semaine des mathématiques, l'enseignant chercheur à l'Institut d'études politiques de Lyon présente une déficience liée aux maths : la dyscalculie.
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La 10è semaine des mathématiques se déroule du lundi 15 au dimanche 21 mars 2021 sur le thème "Mathématiques et société". Alors que les maths sont souvent sources de difficultés, certaines personnes peuvent souffrir d’une déficience plus importante, comme la dyscalculie. Fabien Dworzcak est chercheur associé au laboratoire INSERM du Centre hospitalier Le Vinatier et à l'Institut d'études politiques de Lyon.

La déficience de la dyscalculie

La dyscalculie est un trouble méconnu, pas une maladie mais plutôt une déficience. Fabien Dworzcak a commencé à l’étudier, après avoir travaillé sur la dyslexie. De plus en plus de neuropsychologues et d’orthophonistes se spécialisent dans la dyscalculie, explique le chercheur. 

Cela s’illustre par des difficultés à calculer, "des difficultés à lire ou à écrire les nombres", la confusion entre des opérations. Fabien Dworzcak se souvient d’une rencontre avec un jeune élève : "Le simple fait de faire 1+1, il ne comprenait pas", témoigne-t-il. 

"Ce sont des gens différents, ouverts et intelligents, qui ont d’autres capacités mais qui ont ces difficultés. Il ne faut pas mélanger les difficultés mathématiques qu’ont certains qui peuvent être traitées et les déficiences", précise le chercheur.

Adapter la formation

Les personnes qui souffrent de ces troubles ont beaucoup été stigmatisées, traitées de "ratés" par certains enseignants. Fabien Dworczak alerte sur ces risques. "Il faut faire la part des choses entre les difficultés", affirme-t-il. Aussi, il y a des stéréotypes avec lesquels il faut en finir, comme le fait que "les maths ne sont pas faits pour les filles".

"Quand le diagnostic de la dyscalculie est fait, il faut que les enseignants soient avertis et formés. Il y a un enseignement à revoir, une formation continue à revoir. Il faut adapter sa pédagogie", estime le chercheur. Selon lui, il est primordial que les équipes de l’enseignement se forment et interagissent avec d’autres.

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