Dry January : et si une simple pause changeait tout ?
Un mois sans alcool pour se tester ? Si l’idée séduit, son utilité réelle pose question. Marina Torre-Liabot, addictologue à la SEDAP, décrypte les bénéfices du Dry January.
©Christophe LAPOSTOLLE avec IALoin d’être un simple défi, le Dry January est un outil de connaissance de soi. Pour Marina Torre-Liabot, l’enjeu est la prise de conscience « c’est une opportunité de repérer les signes d’une dépendance silencieuse ». Sommeil réparateur et regain d’énergie sont les premiers bénéfices. Mais arrêter 31 jours est surtout l'occasion d’interroger sa relation sociale à l’alcool. Le gain est aussi psychologique et permet de réaliser que le plaisir ne dépend pas forcément du degré d’alcool dans le verre.
Reprendre le pouvoir sur sa consommation
Le défi permet surtout de briser les automatismes. « Ce n’est pas une campagne qui vise uniquement les personnes dépendantes, mais chacun d’entre nous », précise l’addictologue. L’objectif n’est pas l’abstinence à vie, mais de sortir d’une pression sociale qui rend le refus d’un verre difficile. Les statistiques sont parlantes. Une majorité de participants maintient sa consommation à la baisse plusieurs mois après. C’est le signe d’un rapport à l’alcool enfin choisi.
« Il faut en parler »
L’important reste d’être à l’écoute de ses besoins. Se tourner vers la SEDAP à Dijon peut être une solution, pour être accompagné vers une consommation saine et durable.


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