« Dévastation » après un cambriolage dans l’église Saint-Pierre-Saint-Paul à Lille
Entre dimanche après-midi et lundi matin, l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Lille a été victime d’un cambriolage. Plusieurs objets liturgiques ainsi qu’un tabernacle contenant des hosties consacrées ont été dérobés. Une plainte a été déposée par le diocèse.
Le père Christophe Danset en appelle à une réaction de la classe politique.Tous les lundis matin, Lucette, fidèle de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul, « vient relever le tronc où les gens vont mettre un cierge ». À son arrivée dans l’église, située sur le parvis de Croix, elle découvre une scène de « dévastation » : « Les lumignons étaient par terre. Le tronc a été saccagé. Quand j’ai avancé, la porte de secours, maintenue par une barre, avait été forcée », retrace la nonagénaire.
Dans la sacristie, même scène de pillage : « Ils ont pris le tabernacle où il y a les grosses hosties, des calices, une relique, un peu d’argent et quatorze bouteilles de vin. Tout était par terre. Dans l’allée centrale, ils ont pris le Christ », énumère la nonagénaire, encore affectée par cette découverte.
« Respect des lieux de culte »
Le père Christophe Danset en appelle à une réaction de la classe politique :
J’espère que la plupart de nos élus sont convaincus que respecter les lieux de culte, c’est respecter les personnes et respecter le vivre-ensemble.
En 2025, 538 vols d’objets religieux avaient été recensés en France, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Dans le diocèse de Cambrai, Saint-Amand-les-Eaux, Flines-lez-Raches ou encore Maroilles ont subi des actes de vandalisme l’an dernier.
Manque de bénévoles
Le père Danset tient néanmoins à ce que l’église Saint-Pierre-Saint-Paul reste ouverte : « Ce qui est compliqué, c’est qu’on ne peut pas la laisser sans surveillance. Il faut quand même des bénévoles qui se sentent assez solides. Je crois que c’est la chose la plus importante que nous ayons à faire. »
Une plainte a été déposée par le diocèse.
« Quelqu’un a dû se cacher quelque part dans l’église, dans les confessionnaux ou derrière les autels », suppose déjà Lucette. De là, il aurait pu ouvrir à d’éventuels complices, comme en témoignent des traces d’effraction repérées sur la porte principale.
« On ne peut pas toujours faire le tour [avant de fermer l’église, NDLR], ce n’est pas possible », se désole Lucette.
