Des confitures pour sauver les marmites des sœurs de l'abbaye Notre-Dame des Gardes
Les religieuses de l'abbaye Notre-Dame des Gardes (Maine et Loire) lancent une grande vente en ligne de leurs confiture, pour financer le renouvellement de leurs marmites. Elles cherchent à récolter 30 000 euros.
Les soeurs de Notre Dame des Gardes en pleine fabrication de confitures @RCF AnjouLes confitures des sœurs de l'abbaye de Notre-Dame des Gardes sont savoureuses à tel point que régulièrement, leur travail est récompensé. Les religieuses ont déjà reçu plusieurs prix au Concours Général Agricole de Paris. Cette année, c'est la confiture d'orange amère qui a reçu la médaille d'argent. Mais cette belle histoire pourrait s'arrêter : deux marmites de leur confiturerie sont à bout de souffle.
Des marmites en fin de vie
Sœur Annie explique : « Notre source principale pour faire vivre la communauté, entretenir l'abbaye, c'est la production de confiture. Et il y a quelques mois, nous avons eu une très mauvaise surprise, une de nos deux marmites de cuisson a percé ». Une situation qui leur a fait prendre conscience que leurs marmites avaient déjà 30 ans et qu'elles arrivaient en fin de vie. « Dans l'urgence, on a fait une réparation provisoire, mais il était clair que cette réparation ne pourrait pas tenir longtemps, et que la deuxième marmite n'ayant pas encore percé, ça pourrait bien lui arriver à elle aussi », poursuit Sœur Annie.
Une vente de confitures lancée
Face à l'urgence de la situation, les religieuses lancent en ligne une grande vente de confitures. Les Sœurs de l'abbaye de Notre-Dame des Gardes se sont fixé un objectif de vente de 4 000 pots de confiture via le site Divine Box.
Il faut dire que les marmites à confiture ne sont pas des casseroles comme les autres. Ce sont des gros récipients qui peuvent contenir plus d'une centaine de kilos de fruits et de sucre dans lesquels doivent aussi pouvoir tourner des mélangeurs. C'est un tout. Il y a aussi le récipient où on met les fruits, mais il y a également tout le système d'inclinaison de la marmite, le système des feux qui sont en dessous. Il faut envisager un investissement de 30 000 euros.
Déjà 10 000 pots vendus
Les religieuses ont largement dépassé l'objectif de 4 000 pots de confiture qu'elles s'étaient fixé. Aujourd'hui le compteur est à 10 000, mais cela ne suffit pas encore à remplacer les deux marmites. Ce projet leur tient à cœur car les 26 religieuses de l'abbaye contribuent à l'élaboration des fameuses confitures. Sœur Annie précise : « Il y a bien une vingtaine de sœurs qui participent d'une manière ou d'une autre, notamment au moment des épluchages. Quand nous travaillons par exemple les oranges, il y a un gros travail d'épluchage. Toutes celles qui peuvent participent ».
Les religieuses préparent certes ces confitures mais elles les goûtent aussi et les apprécient. « Après Dieu, j'adore la châtaigne. Elle est veloutée et avec du fromage blanc. Un délice. J'aime beaucoup l'orange amère justement à cause de son amertume légère qui tient bien la bouche et parce qu'on ne sent pas trop le sucre », conclut Sœur Annie. Cela résume bien à quel point la confiture fait partie de l'ADN des sœurs de Notre-Dame des Gardes, et l'absence de marmites pourrait bientôt leur être préjudiciable. Réussiront-elles à sauver leur confiturerie ?


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