Découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure en Chine : une chercheuse à l’université de Rennes impliquée
Des chercheurs belges et chinois ont découvert un dinosaure à piquants : une caractéristique encore jamais observée en paléontologie. La découverte a été rendue publique le 6 février 2026 par le CNRS et l'Université de Rennes. Chercheuse bretonne, Ninon Robin est intervenue dans le processus d’analyse de ce fossile unique.
Reconstitution artistique d’un jeune Haolong dongi du Crétacé inférieur de Chine (il y a 125 millions d’années). © Fabio Manucci"Haolong dongi" : c’est le petit nom donné à cette nouvelle espèce de dinosaure à piquants découvert en Chine. Une référence au pionnier de la paléontologie chinoise, Dong Zhiming.
Vieux de 125 millions d'années
Le fossile est issu du groupe des Iguanodon, l’un des plus anciens observés par l’Homme. La découverte de piquants sur ce fossile, vieux de 125 millions d'années, est donc d’autant plus extraordinaire que l’on connaissait très bien cette famille. “C’est un groupe chez qui nous n'avions rien d’autre que de la peau lisse”, assure Ninon Robin, paléontologue et chargée de recherche au CNRS à l’université de Rennes.
Sans aller jusqu’en Chine, la chercheuse a reçu des échantillons de fossiles. “J'ai eu la chance de pouvoir travailler sur des petits morceaux d'épines qui avaient été prélevés”, précise-t-elle. Les échantillons ont été passés au microscope électronique à balayage. Parallèlement, les rayons X ont permis d’étudier l’intérieur de ces piquants sans les casser.
Une porte ouverte à de nouvelles découvertes
Une découverte qui enthousiasme Ninon Robin. “Je suis très contente qu’on me fasse confiance pour travailler dessus”, confie-t-elle. C’est aussi tout le processus scientifique qui a tenu en haleine la paléontologue, de la première observation à l’analyse, pour au final comprendre un peu mieux le fossile. “C’est particulièrement prenant.”
La recherche ne s’arrête cependant pas là, et ouvre de nouvelles perspectives. Désormais, “on est sur l’idée qu’une diversité de choses pouvait pousser sur le corps d’un dinosaure”, et pas seulement des plumes. Ces piques, qui servaient probablement de dissuasion aux prédateurs, existent sans doute sur des spécimens … Déjà découverts ou non. “On aimerait en trouver d’autres”, espère Ninon Robin.




