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Dans le second degré, les chefs d'établissement espèrent une "rentrée sereine"

Dans le second degré, les chefs d'établissement espèrent une "rentrée sereine"

RCF Sud Bretagne, le 31 août 2026 - Modifié le 31 août 2026
Le grand invité du matinIsabelle Léger, secrétaire académique du syndicat des proviseurs en Bretagne

À la veille du retour des écoliers, collégiens et lycéens dans les couloirs des établissements, les personnels de direction breton sont pleinement mobilisés. À Lorient, Isabelle Léger, proviseure du lycée des métiers Marie Le Franc et secrétaire académique du SNPDEN-UNSA, principal syndicat de chefs d'établissement dans le second degré, fait le point sur les enjeux de cette rentrée 2026-2027.

Isabelle Léger est secrétaire académique du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale. © RCFIsabelle Léger est secrétaire académique du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale. © RCF

Quel est votre sentiment à la veille de cette nouvelle rentrée scolaire ?

On espère une rentrée sereine dès demain malgré quelques difficultés pendant l'été, liées notamment au niveau de la nomination d'un certain nombre de personnels dans les établissements. Donc on souhaite que les petits couacs encore présents se résorbent rapidement.

Quelles sont vos inquiétudes quant au manque de personnels ? 

Cette année a été un petit peu particulière car pendant l'été, dans les établissements où l'on travaille à l'élaboration des emplois du temps pour les élèves et les personnels, il est vrai que l'on a eu des nominations extrêmement tardives, voire encore en attente de certains personnels. Ce qui complexifie évidemment la chose qui serait habituellement aboutie pour la rentrée.

Quels vont être les effectifs des élèves pour cette rentrée ? 

Pour l'instant, on sait qu'on est dans une baisse démographique annoncée qui a déjà débuté. Elle est plutôt visible dans l'enseignement primaire mais, dans les années toutes proches, cela va forcément se répercuter sur les collèges et ensuite, sur les lycées avec des niveaux disparates sur le territoire breton puisque certains territoires vont perdre massivement des élèves et d'autres, un petit peu moins. Donc on va rester vigilants sur cette évolution.

Grande nouveauté cette année : le téléphone portable est interdit au lycée. Comment avez-vous accueilli cette mesure ?

Bien que cette mesure ait été annoncée au printemps, la difficulté tenait à l'absence de texte. Celui-ci est paru pendant l'été. Bien évidemment, il est toujours très difficile à la rentrée d'appliquer directement un texte qui vient d'arriver et pour lequel nous n'avons pas pu vraiment travailler, ni avec les élèves, ni avec les personnels, puisque c'est quand même une petite révolution dans les habitudes des lycéens.

Va-t-elle pouvoir concrètement s'appliquer ?

S'appliquer dès le premier jour, c'est probable que non. Il y aura très peu d'établissements qui seront en mesure de le faire parce qu'elle touche la vie de l'établissement et que cela doit se préparer si on veut que ce soit compris et réellement appliqué. Il va y avoir un petit timing qui va desserrer cette obligation. De toute façon, pour un changement de règlement intérieur, comme la loi prévoit que ce soit inscrit dedans, il doit y avoir la consultation du CVL (conseil des délégués pour la vie lycéenne, ndlr) et passer en conseil d'administration. Tout cela ne se fait pas le jour de la rentrée. Ce travail préalable doit être fait avec l'application à l'issue de tout cela, donc pas le jour de la rentrée.

© RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Le grand invité du matin
© RCF
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