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Dans le blocage de l’autoroute A28, les agriculteurs veulent travailler dans de bonnes conditions

Dans le blocage de l’autoroute A28, les agriculteurs veulent travailler dans de bonnes conditions

Un article rédigé par Aurélien Vurli - RCF Orne, le 25 janvier 2024  -  Modifié le 25 janvier 2024

De grands axes routiers ornais étaient coupés aujourd’hui par les agriculteurs. Près d’Argentan, Sées, Flers et Alençon, les travailleurs de la terre se sont mobilisés avec leurs tracteurs pour ralentir la circulation et alerter sur leurs difficiles conditions de travail. Au fond, ils souhaitent pouvoir vivre de leur passion sans se tuer au travail. Reportage dans le blocage près d’Alençon.

 Au fond, ils souhaitent pouvoir vivre de leur passion sans se tuer au travail ©A.V/RCF Orne Au fond, ils souhaitent pouvoir vivre de leur passion sans se tuer au travail ©A.V/RCF Orne

Ils sont à bout, mais ils luttent pour exercer leur métier dans de bonnes conditions. Depuis une semaine, les agriculteurs haussent le ton dans leurs revendications et leurs méthodes d'actions. Les raisons de leur colère sont multiples, mais c'est la passion pour leur métier qui semble les animer dans cette mobilisation. 

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« Je veux entretenir l’environnement »


Quinze tracteurs ont bloqué l'entrée de l'A28 dès dix heures ce jeudi 25 janvier. Julie est une des rares agricultrice présente ce jour-là. Elle a commencé son activité biologique il y a trois ans dans le Perche. « Nourrir les gens, l’amour des animaux et de la nature, c’est une passion pour moi, esquisse-t-elle. Je veux aussi entretenir l’environnement autour de moi. »


« Je suis dans ce milieu que j’aime »


Cette passion les pousse à se mobiliser aujourd'hui pour revendiquer de meilleures conditions dans l'exercice de leur travail. Un groupe d'hommes démonte la barrière du péage pour pénétrer sur l'autoroute et ralentir la circulation. Parmi eux, Thierry Corbey, président de la Coordination Rurale dans l'Orne. « Je suis né dans ce milieu et j’aime ça, assène-t-il. Que ce soit le lundi matin ou le samedi soir, j’aime mon métier. »
 

©A.V/RCF Orne ©A.V/RCF Orne

« On est solidaire des plus fragiles »


Contrairement à ses camarades, Michel Manoury a la mine sombre. À 66 ans, il est éleveur depuis quarante ans. Il manifeste aujourd’hui pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté : « On est solidaire des plus fragiles. Si on ne laisse que les moins rentables manifester, ils n’obtiendront jamais rien. »

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