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“Dans certains pays, c’est un plan B” : comment le bitcoin s’impose comme une valeur refuge
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“Dans certains pays, c’est un plan B” : comment le bitcoin s’impose comme une valeur refuge

Un article rédigé par Grégoire Gindre - RCF, le 19 mars 2024  -  Modifié le 19 mars 2024
Pour bien comprendre Pour bien comprendre... Le boom du bitcoin

Le cours du bitcoin a progressé ces dernières semaines. Les actifs numériques sont toujours en pleine croissance. Le léger recul de début 2024 n’a pas freiné les investisseurs qui voient le bitcoin grimper en flèche. Mi-novembre, la reine des cryptomonnaies atteignait un niveau historique et dépassait les 73 000 dollars. Une hausse de 53 % en un mois sur laquelle compte capitaliser les investisseurs. 

©Pixabay - Image d'illustration - “Dans certains pays, c’est un plan B” : comment le bitcoin s’impose comme une valeur refuge ©Pixabay - Image d'illustration - “Dans certains pays, c’est un plan B” : comment le bitcoin s’impose comme une valeur refuge

Le bitcoin revient à la charge. Malgré une légère décrue ces dernières 24 heures, la première cryptomonnaie du monde a atteint des sommets la semaine dernière. Le seuil symbolique des 75 000 dollars n’a pas encore été dépassé, mais il n’est désormais plus qu’une question de temps. Le mercredi 13 mars, CoinMarketCap enregistrait un cap de 73 000 dollars, atteignant son record historique.

Pour Claire Balva, experte en cryptomonnaie, cette hausse est la conséquence d’une “accessibilité” renforcée aux Etats-Unis ces derniers mois, rappelant que le prix du bitcoin dépend de l’offre et de la demande : “plus il y a d’acheteurs, plus ça monte. Plus il y a de vendeurs, plus ça descend”. 

Le bitcoin, une valeur-refuge ? 

Cette logique boursière, le bitcoin en a fait les frais ces dernières semaines, et sa volatilité donne le tournis. En un mois, le cours du bitcoin a augmenté de 53%. De quoi en faire une valeur-refuge pour les investisseurs ? Selon Claire Balva, il se révèle particulièrement efficace “dans les pays qui ne sont pas riches et qui sont soumis à des taux d’inflation extrêmement élevés”. Dans ces territoires, “le cours du bitcoin peut être plus stable que la monnaie locale”, soulève-t-elle. “Il faut voir le bitcoin comme un plan B lorsque l’économie d’un pays va mal”. Malgré sa volatilité, cette monnaie mondiale décentralisée “atteint une certaine stabilité par rapport à des monnaies inflationnistes. “C’est le cas par exemple en Argentine”. 

Quelle confiance allouer au bitcoin ? 

Une volatilité importante, conjuguée à sa dématérialisation, propre aux cryptomonnaies, pose la question de la confiance boursière allouée au bitcoin. Pas vraiment un sujet pour Claire Balva. “Aujourd’hui, la plupart des monnaies classiques - comme l’euro - sont principalement numériques. Les gens ont certes, un peu de cash, mais la plupart est sur les comptes bancaires”. Cependant, “c’est l’absence d’intermédiaire qui peut troubler”, admet la spécialiste. “On remarque pourtant qu’il y a des nouvelles plateformes qui se positionnent pour acheter ou vendre. C’est toute une industrie qui se crée autour de ces cryptomonnaies”, assure-t-elle. 

Le profil-type du détenteur de cryptomonnaies ? 

Début 2024, 12% des Français déclarent posséder des cryptomonnaies. “En Europe, c’est un placement qui est assez attractif pour les jeunes”, admet Claire Balva. L’association pour le développement des actifs numériques (Adan) dévoilait en avril 2023 le profil type d’un détenteur de cryptomonnaies en France. C’est un homme de moins de 35 ans, issu d’une classe socioprofessionnelle supérieure et gagnant plus de 60 000 euros par an. Pour les bitcoins, “la moyenne d’âge est autour de 40 ans”, soulève Claire Balva, aussi directrice stratégie chez Deblock. 

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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