Damien Verny | La mission bambou, un travail qui a du sens
Damien Verny, directeur opérationnel de l’association, est parti à la rencontre des cinquante volontaires « Bambous », en poste depuis six mois au Cambodge, au Timor, aux Philippines, au Laos et en Thaïlande. Ces jeunes de 20 à 35 ans relatent leur expérience enrichissante.
Damien Verny © DRJe rentre d’une mission en Asie du Sud-Est où j’ai rencontré les cinquante volontaires « Bambous » d’Enfants du Mékong. Ils sont en poste depuis six mois au Cambodge, au Timor, aux Philippines, au Laos et en Thaïlande. Je dois vous dire une chose : ils m’ont profondément impressionné.
Ces jeunes ont entre 20 et 35 ans. Ils viennent d’horizons très différents. Pourtant, tous m’ont parlé avec la même joie de servir, la même capacité à se relever, la même résilience face aux difficultés.
Une expérience unique sur le terrain
C’est une aventure, mais pas seulement de l’exotisme. Ils découvrent une culture, apprennent une langue, partagent le quotidien de familles de montagnards dans le nord de la Thaïlande ou d’agriculteurs dans les plaines du Cambodge.
Cela suppose de couper, parfois radicalement, avec son confort : la famille, les amis et les réseaux sociaux.
Ils découvrent aussi le courage d’assumer des responsabilités. Quand un volontaire me dit : « En faisant parrainer cet enfant, j’ai la possibilité de changer sa destinée », on comprend que le mot « travail » prend une toute autre dimension.
Là-bas, on apprend à se décentrer. À réaliser tout ce que l’on a reçu quand on vient d’un pays comme la France. À s’oublier un peu pour aimer et servir son prochain.
« Une aventure qui change une vie »
Elle leur donne du sens. Leur mission est très concrète : aider un enfant pauvre à passer de la peur de se tromper à la capacité de rêver.
Ils découvrent aussi une fécondité particulière : celle d’un engagement dont ils ne verront pas forcément les fruits, parce qu’ils ne sont qu’un maillon d’une longue chaîne de solidarité.
Puis, beaucoup parlent d’une paix intérieure. Une unité de vie qui donne de la cohérence à leurs actes. Ils apprennent à apprivoiser la solitude, à développer leur confiance en eux, à faire face aux difficultés.
Ils acceptent aussi de se laisser toucher par des situations parfois insupportables, pour redonner une dignité à ceux qui l’ont perdue. « Ces rencontres sont si révoltantes qu’on ne peut faire autrement que de réagir », me confiait Clément, l’un d’entre eux.
Au fond, leur mission devient un témoignage : porter la voix de ceux qui ne l’ont pas et montrer que chacun peut contribuer à rendre notre monde un peu meilleur.
Chez Enfants du Mékong, nous avons une conviction simple : « L’enfant que nous aidons aujourd’hui sauvera son pays demain. » Alors, si vous cherchez une suggestion pour un ami en quête de sens dans son travail, proposez-lui peut-être une aventure qui change une vie. Il reviendra transformé.
Justement, le recrutement des volontaires « Bambous » est encore ouvert pendant quelques semaines.


Association de loi 1901, reconnue de bienfaisance et habilitée à recevoir dons et legs, Enfants du Mékong n’a cessé d’évoluer depuis 1958 pour s’adapter aux demandes du terrain. Voulue comme un lien d’amitié avec les peuples d’Asie du Sud-Est, elle est restée fidèle à sa vocation première : aimer et secourir les enfants pauvres et souffrants en leur offrant un avenir grâce à l’instruction.
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