Crise agricole : une barrage filtrant prévu le 10 janvier 2026 en Haute-Loire
La crise agricole se poursuit. Certains syndicats de la profession demandent toujours un changement de politique concernant la DNC. Et surtout, le retrait du Mercosur. Pour se faire entendre, une nouvelle action est prévue en Haute-Loire.
Un barrage filtrant sera mis en place samedi 10 janvier 2026 au rond-point de Lachamp par plusieurs syndicats agricoles. © RCF Haute-LoireLes fêtes de fin d’année n’ont pas calmé la colère agricole. Partout dans le pays, les agriculteurs expriment leur mécontentement. Après une grosse mobilisation et des barrages avant Noël, certains syndicats appellent encore à la mobilisation. C’est le cas de la Confédération paysanne en Haute-Loire. Le syndicat appelle à la mise en place d’un barrage filtrant au rond-point de Lachamp, samedi 10 janvier, à partir de 10 h 30.
Ainsi, attention si vous devez passer par la RN 88 pour rejoindre l’Est de la Haute-Loire ou aller en direction du Puy-en-Velay : la circulation s’annonce délicate sur cet axe samedi matin, au moment de la mobilisation.
Les revendications ne changent pas
Du côté des agriculteurs, les motifs de contestation restent les mêmes. Depuis le début, la Confédération paysanne et la Coordination rurale demandent un changement de politique sanitaire concernant la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette maladie, importée d’Afrique, décime le cheptel bovin français. Pour endiguer cette épidémie, le gouvernement mise sur la vaccination des animaux et sur l’abattage systématique du troupeau en cas de découverte d’un cas. C’est cette mesure qui ne passe pas depuis le début.
Autre motif de colère : la possible signature prochaine du Mercosur. Cet accord commercial entre les pays d’Amérique du Sud et l’Europe ulcère les agriculteurs français. Certaines figures altiligériennes étaient même présentes à Bruxelles avant Noël pour manifester. La profession redoute l’entrée de nombreuses denrées alimentaires ne respectant pas les normes imposées par l’UE.
Sur le plan politique, le dossier reste mal embarqué. La France cherche des alliés au niveau européen pour constituer une minorité de blocage. En clair : trouver suffisamment de pays opposés pour retarder la signature imminente du traité. Sur le terrain, les agriculteurs altiligériens espèrent encore se faire entendre.
