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Covid : Marseille submergée ?
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Covid : Marseille submergée ?

Un article rédigé par Nina Pavan - Dialogue RCF (Aix-Marseille),  -  Modifié le 23 décembre 2021

Les services de l'AP-HM sont saturés par les arrivées de patients covid. Les transferts de patients vers d'autres régions ont repris, mais les opportunités s'amenuisent car la cinquième vague du covid déferle sur la France entière. En PACA, et surtout à Marseille, la situation est particulièrement critique, la direction de l'APHM fait le point. 

Photo d'illustration personnel soignant. Photo by <a href="https://unsplash.com/@amir_arabshahi?utm_source=unsplash&utm_medium=referral&utm_content=creditCopyText">Amir Arabshahi</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/covid-hospital?utm_source=unsplash&utm_medium=referral&utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>   Photo d'illustration personnel soignant. Photo by Amir Arabshahi on Unsplash

La cinquième vague, ils l'ont vu arriver. Depuis le mois d'octobre elle prend de l'ampleur et n'a pas laissé de répit aux soignants, qui s'occupaient encore de patients covid de la quatrième vague. 

À Marseille, 86% des patients en réanimation ne sont pas vaccinés. Le taux de vaccination à Marseille reste plus bas que dans le reste de la France, dans un région où le taux d'incidence est l'un des plus élevé de France métropolitaine, à 892 pour 100 000 habitants. 

Les transferts de patients ont repris en Provence Alpes Côte d'Azur. Plusieurs patients ont déjà été envoyés vers la Bretagne et l'île-de-France.

Les équipes se heurtent néanmoins à deux problèmes : les autres régions de France arrivent aussi à saturation, et beaucoup de familles refusent que leur proche soit transféré pour que l'hôpital puisse accueillir d'autres patients. Un comportement inédit, auquel les soignants n'avaient pas étaient confrontés lors de la première vague. 

L'hôpital en manque de personnel

40 000 heures supplémentaires pour le personnel soignants de l'hôpital sur le seul mois de décembre, qui n'est pas encore terminé, c'est le constat que dresse Elsa Blanc, directrice des ressources humaines de l'APHM. En temps normal ce sont 25 000 heures supplémentaires. 

Le manque de personnel est flagrant : 40 000 heures supplémentaires c'est l'équivalent de 100 salariés embauchés en temps plein. Ce n'est pas tant "le manque de lits" qui pose problème, mais le manque de personnel qualifié pour prendre en charge les patients. 

Assurer la continuité des soins

L'Agence Régionale de Santé a mis en place le pallier 5 du plan de gestion de crise. Cela signifie très concrètement le report d'opérations et la mobilisation plus forte des moyens de l'hôpital pour gérer les cas de covid et la mise à contribution des cliniques privées.  

François Crémieux, directeur de l'AP-HM, rappelle pourtant que les patients ne doivent pas décider d'eux-même de ne pas se rendre à l'hôpital ou de ne pas consulter leur médecin. Les pathologies hors covid ne doivent pas être prises à la légère et les dépistages ne doivent pas être remis `plus tard.

C'est aux professionnels de juger, au cas par cas, de l'urgence d'une pathologie et d'un report éventuel d'opération ou de prise en charge. 

Il faut tout faire pour ne pas arriver en réa et permettre aux personnes immuno-déprimées d'être prises en charge dans les meilleurs conditions, et permettre aussi aux autres pathologies que le covid d'être traitées. François Crémieux

Entre cinquième vague et variant omicron, qui représente déjà 20% des cas, les équipes soignantes craignent le pire dans les jours et semaines à venir. François Crémieux rappelle "ce bon sens que l'on a tous acquis depuis deux ans : se laver les mains, garder ses distances, de pas se retrouver à 25 dans un espace clos, et se faire vacciner". 

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