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Coronavirus, faisons l'union sacrée
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Coronavirus, faisons l'union sacrée

RCF,  -  Modifié le 19 mars 2020
Sans doute, une fois l’épreuve traversée, aurons-nous l’occasion de faire le bilan de l’action gouvernementale... En attendant, faisons l’union sacrée. Notre pays en a besoin.
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Lundi soir le président de la République a parlé. Puis dans la soirée le gouvernement a précisé les mesures de confinement sur le territoire national. Nous étions nombreux à 20h devant notre écran dans un moment solennel pour la nation. Nombreux encore à guetter les annonces concrètes qui s’en suivirent.

Il ne s’agit pas de savoir si l’on a aimé ou pas le discours du président Macron. Si l’on a trouvé la formulation "nous sommes en guerre" émouvante, répétitive ou ridicule. Si nous avons considéré l’hommage au service public hospitalier émouvant, trop tardif ou hypocrite. Si nous avons entendu la promesse des aides aux entreprises et aux travailleurs avec soulagement, incrédulité ou soupçon de démagogie. En fonction de notre situation personnelle, de nos convictions politiques ou de notre manière de réagir dans des temps si singuliers, la palette des réactions est infinie. Et alors ?

Il s’agit de savoir faire un petit pas de côté. Un petit stop par rapport à notre réactivité, par exemple en respirant profondément avant de balancer un tweet ou un post Facebook. Vous verrez, souvent, on décide de ne pas envoyer ce que l’on s’apprêtait à livrer à la cantonade, ou alors, profondément reformulé. Car, ce dont il s’agit n’est rien moins que la cohésion du pays, l’union nationale derrière ceux qui nous gouvernent, et qui ont en responsabilité notre destinée commune.

Tout comme les catholiques avec leurs évêques, en dépit des agacements (je n’ai pas été parfait pour ma part, je le confesse), il est de notre devoir de rester unis entre nous et avec ceux qui sont en charge des responsabilités.

Cela ne veut pas dire que nous devions laisser de côté notre capacité à discerner et même notre esprit critique. Mais si l’on est en droit d’attendre des journalistes et des politiques de ce pays de l’indépendance d’esprit, cela n’oblitère en aucun cas l’ardente obligation de la cohésion nationale.

Devraient être bannis entre nous les ricanements et les arguments de café du commerce, abreuvés à la source pourrie des fake news. Sans doute, une fois l’épreuve traversée, aurons-nous l’occasion de faire le bilan de l’action gouvernementale ou du comportement de certains hommes politiques. Sans doute serons-nous légitimes à évoquer le modèle de société que nous voulons sur des bases renouvelées. En attendant, faisons l’union sacrée. Notre pays en a besoin.
 

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