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​Confinement : le flou pour les bars et les restaurants en Berry
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​Confinement : le flou pour les bars et les restaurants en Berry

Un article rédigé par Guillaume Martin-Deguéret - RCF en Berry,  -  Modifié le 18 novembre 2020
Les professionnels de la restauration sont durement touchés par la crise du Coronavirus. Cette nouvelle fermeture pourrait faire des dégâts.
RCF - De nombreux commerces de la place Gordaine ont dû fermer boutique. RCF - De nombreux commerces de la place Gordaine ont dû fermer boutique.

Déjà contraints de fermer pendant plus de deux mois et demi au printemps (du 15 mars au 1er juin inclus), les professionnels de la restauration, comme tous les commerces dits "non-essentiels", ont dû à nouveau tirer le rideau depuis le reconfinement le 30 octobre. Chez certains, la pilule a du mal à passer.

Habituellement la place Gordaine est un lieu de vie incontournable du centre-ville de Bourges. Terrasses de cafés et de restaurants côtoient quelques magasins et les berruyers sont nombreux à s'y balader et à y faire leurs achats. Avec le reconfinement la place a changé de visage : "C'est triste, il n'y a personne..." constate amèrement Floris Bruer. Il a dû fermer son bar, le "Murrayfield". Patron du pub depuis 1997, il ne comprend pas cette nouvelle fermeture : "Non je ne la comprends pas ! On ferme tous les petits commerces et je parle pas que des bars et des restaurants... économiquement c'est pas logique, on va droit dans le mur !"

Les aides de l'Etat : "Le flou artisique complet"

Sans argent qui rentre dans les caisses la situation financière des cafetiers va évidemment devenir compliquée, mais ce n'est pas pour son établissement que s'inquiète Floris Bruer : "Moi je m'inquiète surtout pour les emplois de mes salariés. Le Murrayfield passera la crise, on va rouvrir, il n'y a pas de souci... mais est-ce que j'aurai assez d'activité pour mes trois salariés ? Je ne sais pas". D'autant que le patron du pub berruyer a du mal à y voir clair dans les aides proposées par l'Etat, difficile dans ces conditions de se projeter dans l'avenir : "Le flou artistique complet ! Le premier formulaire de demande d'aide pour octobre il sera à remplir que vers le 20 novembre et pour le mois de novembre ce sera la première quinzaine de décembre, alors que ça devrait être fait tout de suite ! On n'a pas d'informations là-dessus."


RCF - Avec cette nouvelle fermeture, le patron du Murrayfield craint pour ses salariés.

Parmi les aides annoncées par le gouvernement, un fonds de solidarité qui pourrait aller jusqu'à 10 000 euros pour compenser les pertes de chiffre d'affaires des entreprises contraintes à la fermeture. Une bonne nouvelle pour Véronique Gaulon, la présidente de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie du Berry (UMIH). Mais elle a aussi du mal à y voir clair : "Est-ce que certains vont toucher 2 000, 5 000, 8 000 euros ? On n'en a aucune idée. C'est vraiment ça qui va déterminer aussi la survie des entreprises". La perspective d'une longue fermeture inquiète la présidente de l'UMIH Berry : "Un mois... certains vont faire le dos rond mais il ne faudrait pas que ça dure beaucoup plus longtemps, parce que là il va y avoir beaucoup de casse au niveau des entreprises de la restauration."

Les professionnels du secteur risquent de serrer les dents encore quelques temps : la semaine dernière le Premier ministre, Jean Castex a annoncé que les bars et restaurants ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre. D'après nos confrères de FranceInfo, cette fermeture pourrait se prolonger jusqu'au 15 janvier.
 

Reportage


 

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