Comment bien démarrer la première phase de Parcoursup
A partir du 19 janvier 2026, s’ouvrent les inscriptions sur Parcoursup, la plateforme d'accès à l’enseignement supérieur. Cette date marque la première étape d’un calendrier charnière pour les futurs étudiants et étudiantes. Ils auront jusqu’au 12 mars pour formuler au maximum 10 vœux de formation. Cette période importante, préoccupe certains lycéens mais parfois bien plus, leurs parents.
DR Projet NoriaAline Fontaine, journaliste pour le projet Nouvelle approche pour l'orientation post-bac en Alsace (Noria), a pu constater que l’orientation n’est pas toujours le sujet de prédilection au lycée. Au travers de ses vidéos Immersion, elle a l’habitude de suivre des élèves dans leurs filières de rêve. “On se rend compte qu'en seconde ou première, leur orientation n’est pas la priorité. C’est le quotidien.” Une fois arrivés en terminale en revanche, “la peur de ne pas savoir s’il vont être pris ou non” gagne les esprits.
Parcoursup : un premier pas
Cette pression à envisager son avenir professionnel est parfois aussi générée par l’entourage. Pas de quoi s’affoler pourtant. Estelle Roubertie, chargée d'orientation et référente scientifique du projet Noria, rappelle que Parcoursup ne constitue qu’un premier pas. “Il n’y a pas qu’un seul chemin. Il y a des détours, des passerelles… [Un parcours d’étude ou professionnel] n’est pas que linéaire”. Même après un refus, une possibilité de rejoindre le parcours souhaité existe. Par ailleurs, les relations et les rencontres jouent un grand rôle dans l’obtention d’un emploi. En effet, d'après une étude Randstad, 57 % des embauches en 2024 l’ont été sans qu’aucune offre d’emploi n’ait été publiée.
L’importance d’avoir une formation
Suivre sur une formation solide, quelque soit le domaine, permet de rejoindre sereinement le marché du travail. “Sur Noriasphere [site web d'orientation lié au projet Noria], nous avons des témoignages de professionnels qui montrent que ce qui compte c’est d’avoir une formation de base” afin de “développer des compétences qui peuvent devenir utiles pour la suite”, analyse Estelle Roubertie.
Une vision corroborée par l’INSEE qui observe une corrélation claire entre niveau diplôme et situation professionnelle. “Plus celui-ci est élevé, plus les chances d’avoir un emploi s’accroissent, et celles d’être au chômage diminuent”, décrit ainsi une étude publiée en 2025. “En moyenne sur la période 2019-2023, le taux d’emploi des titulaires d’un doctorat sortis de formation initiale depuis un à dix ans dépasse 90 %, (...) à l’opposé, seules 37 % des personnes non diplômées sont en emploi, et leur taux de chômage est de 38 %, contre 12 % en moyenne pour l’ensemble des personnes sorties de formation initiale depuis un à dix ans.”
Pour plus d’information sur ce sujet, Noria organise une émission à suivre en direct le 15 janvier à 18h00.


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