Clermont-Ferrand veut donner une nouvelle impulsion à la filière hydrogène
Une journée spéciale dédiée à la mobilité hydrogène était organisée cette semaine, en partie au Centre diocésain de pastorale à Clermont, un an après la mise en service de la station hydrogène HYmpulsion à Cournon. L'une des douze existantes dans la grande région.
Journée dédiée à la mobilité hydrogène en Auvergne, le 3 juin 2026 © RCFUne journée dédiée à la mobilité hydrogène était organisée mercredi 3 juin à Clermont-Ferrand. Alors que la métropole de Clermont a fait le choix de cette énergie pour alimenter une partie de la flotte de son réseau de transport en commun, plusieurs interrogations demeurent. Tout d’abord au niveau de la sécurité, puisque l’hydrogène est connu comme un gaz très inflammable. Florian Chevallier, président d’HYmpulsion, société chargée de développer un réseau de stations en Auvergne-Rhône-Alpes, se veut rassurant sur les questions de fiabilité : « Il n’y a pas plus de risques sur un véhicule hydrogène que sur un véhicule diesel, le risque est totalement maitrisé. C’est plutôt sur l’aspect économique qu’il faut faire des efforts, il y a toujours trop peu de volumes, c’est donc en massifiant qu’on va pouvoir avoir des effets d’échelles et à diminuer le coût pour être compétitif ».
L'enjeu de la conversion des poids lourds
Clermont-Ferrand et sa métropole est pionnière dans l’usage de cette énergie, avec de plus en plus de transports roulant à l’hydrogène. « Aujourd’hui il y a une douzaine de stations, une vingtaine d’autocars de la région qui circulent, ça reste encore embryonnaire et trop peu pour avoir une rentabilité sur un réseau de douze stations. Il faut absolument massifier les usages par des flottes d’autocars de la Région, avec la mise en circulation de cinquante cars, et convertir des flottes de poids lourd à des usages hydrogènes » développe Florian Chevallier. Le spécialiste du rétrofit, GCK, est d’ailleurs implanté à Lempdes et Cournon, mais l’entreprise vient d’être mise en redressement suite à des problèmes de trésorerie, avec une décision du tribunal de commerce attendue en juillet.
