Clermont : la grève de la T2C continue toute la semaine
Débutés le 1er septembre, les blocages qui touchent une très grande partie du réseau de la métropole devraient s’étendre au moins sur toute la fin de semaine. Les négociations sont pour l'instant à l'arrêt.
Les grévistes écoutent le retour de leurs représentants syndicaux devant le siège du SMTC © RCF Puy-de-DômeRéunis devant le siège du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération clermontoise), les syndicalistes attendaient la fin des négociations qui se déroulaient au bruit des pétards lancés sur le parvis. C'est de la déception et de la colère qui prédominaient quand les délégués de l'intersyndicale sont ressortis sans avoir obtenu ce qu'ils demandaient : la feuille de route des réductions budgétaires annoncées.
5 millions d'euros de réduction
Car la T2C doit réduire sa voilure, avec un budget approchant les 94 millions d'euros, le SMTC veut les pousser à réduire leur budget en dessous de 90 millions. Un premier plan d'action aurait été présenté au directeur de la T2C. "Aujourd'hui, nous avons appris le départ de notre directeur, ce qui veut dire que cette lettre a un gros impact sur la suite des évènements" a clamé Romain Cusco, délégué syndical de la CGT. Ne connaissant toujours pas le nouveau projet qui leur sera présenté, les grévistes ont peur d'être la variable d'ajustement, par leur salaire ou leurs effectifs.
"Quoi qu'il arrive, il va falloir faire des économies" annonce le président du SMTC, Erick Egli. Parmi les autres solutions évoquées : revenir sur la gratuité du week-end, augmenter la dotation de la Métropole ou le prix des tickets, mais avec un risque de faire fuir les usagers.
Une grève qui continue
"Ça sort pas !" C'est le slogan repris par la foule qui attendait la fin de cette réunion. En effet, la grève est pour l'instant prolongée pour tout le reste de la semaine. Les négociations pourraient reprendre la semaine prochaine. Entre-temps, le SMTC devraient demander à la Métropole d'augmenter sa contribution, réduite de 1,5 millions d'euros pour cette année.
