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Chasse à la marmotte : "La pratique n'est pas consensuelle, même chez les chasseurs"
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Chasse à la marmotte : "La pratique n'est pas consensuelle, même chez les chasseurs"

Un article rédigé par Violaine Rey - RCF Haute-Savoie, le 12 octobre 2023  -  Modifié le 13 octobre 2023
Journal Local · RCF Savoie Mont-Blanc Edition du vendredi 13 octobre 2023 à 08h01

Six associations naturalistes (AJAS, Animal Cross, ASPAS, AVES, One Voice et FNE) ont déposé un recours contre l'arrêté préfectoral autorisant la chasse à la marmotte. Une pratique méconnue qui coûte la vie à 1 000 individus chaque année.

Unsplash - En 2022, 1 000 marmottes ont été tuées en France. Unsplash - En 2022, 1 000 marmottes ont été tuées en France.

Une espèce protégée mais chassable

La marmotte est citée dans l'annexe III de la Convention de Berne qui vise à protéger les animaux sauvages, mais dans les faits, chaque préfecture française décide d'autoriser ou non sa chasse, en toute l'égalité. "En Italie, c'est interdit de partout" s'indigne Pauline Di Nicolantonio, présidente de l'AJAS. "En France, les Pyrénées-Orientales ont décidé de l'interdire aussi : cette pratique choque".

Dans les Pays de Savoie, les chasseurs peuvent tirer les marmottes, sans aucun quota. Absurde aux yeux des associations naturalistes qui regrettent qu'aucune étude préalable n'ait été faite sur l'état de la population de l'animal. "Des études montrent en revanche que la reproduction baisse" avance la présidente de l'AJAS.

Les citoyens se mobilisent

Depuis le début de la campagne de lutte menée par les associations naturalistes, le soutien des habitants est unanime. Une pétition est en ligne et permettra, une fois la barre des 100 000 signatures passée, aux militants d’être reçus par le gouvernement. “C’est sans doute notre campagne la plus consensuelle” salue Pauline Di Nicolantonio. “La pratique ne l’est pas, même chez les chasseurs. On regrette d’ailleurs que les dissidents refusent de s’exprimer.”

 

En revanche, certains chasseurs et leurs fédérations campent sur leurs positions, si l’argument de la tradition et du patrimoine a été avancé dans un premier temps, le discours évolue désormais.

“Maintenant, on nous dit que c’est un animal nuisible qui creuse des trous dans les alpages, les agneaux se blesseraient et les tracteurs se retourneraient” détaille l’AJAS.

Un discours qui fait sourire les associations naturalistes qui attendent désormais la date de leur audience et espèrent faire interdire la pratique d’ici l’hiver et l’hibernation des rongeurs.

 

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