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"Cette simplification est le creuset du bonheur" des moines, selon Nicolas Diat
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"Cette simplification est le creuset du bonheur" des moines, selon Nicolas Diat

Un article rédigé par Etienne Pépin - RCF,  -  Modifié le 10 décembre 2020
L'Invité de la Matinale "Cette simplification est le creuset du bonheur" des moines, selon Nicolas Diat
À travers son dernier livre, l'essayiste raconte la vie des moines au sein du monastère de Fontgombault dans le Berry. Une vie marquée par la solidarité.
Simon Marty Simon Marty

Il a franchi les portes du monastère de Fontgombault dans le Berry pour faire découvrir aux lecteurs la vie des moines. Dans son livre "Le grand bonheur : vie des moines" (éd. Fayard), l’écrivain et éditeur Nicolas Diat raconte cette vie confinée mais où le partage tient une place essentielle.

Nicolas Diat s’était déjà intéressé à la vie monastique dans son précédent livre "Un temps pour mourir" sur les derniers instants de la vie des moines. Cette fois-ci, l’auteur raconte une vie plus joyeuse, plus simple. "Le moine est un contemplatif, quelqu’un qui a décidé de consacrer sa vie à Dieu à l’intérieur des murs. Le renoncement à tout, ce dépouillement est quelque chose qui peut nous paraître étrange et en fait c’est très simple", raconte Nicolas Diat. Pour lui, le moine est "un homme qui ne vit pas dans le passé" et "cette forme de simplification, cette vie dans le présent est le creuset de ce bonheur.”

Les moines sont-ils déconnectés du monde ?

S'il est retiré du monde et a renoncé à une vie professionnelle et familiale, "le moine se tient au courant des événements", assure l'essayiste. Aussi, "il y a une présence spirituelle" qui lui permet de comprendre le monde et "un lien avec les fidèles, c’est une espèce d’alchimie mystérieuse". Il y a certes pour les moines un renoncement à des choses mais Nicolas Diat assure que les moines ne sont pas "neutres" et ont leur personnalité. 

Une vie communautaire

Au sein du monastère, il y a une forte solidarité entre les moines. "Un moine ne choisit pas les personnes qui appartiennent à cette communauté. Il n’y a pas de vie contemplative dans un monastère sans vie en communauté", assure l'écrivain. Nicolas Diat raconte par exemple la promenade que font les moines après le déjeuner. "Un moine m’a dit que parfois on n’a pas envie de se promener mais on le fait pour la communauté. Si on n’a pas envie, on le fait pour les autres pour que la joie de ce moment soit préservée", explique-t-il.

"C’est une vie confinée volontaire. Les moines sont parfaitement volontaires et ont parfaitement envie d’y rester", conclut Nicolas Diat. 

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