JavaScript is required
Accueil
"C'est un paradis" : le Tour de France revient en Auvergne pour deux étapes dans les cols cantaliens et la plaine bourbonnaise

"C'est un paradis" : le Tour de France revient en Auvergne pour deux étapes dans les cols cantaliens et la plaine bourbonnaise

Un article rédigé par Pierre Frasiak - RCF Puy de Dôme, le 10 juillet 2026 - Modifié le 10 juillet 2026
L'invité actu Auvergne"Pas loin d'être un pays de Cocagne" : le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, décrit les deux étapes auvergnates à venir

La Grande Boucle est de retour en Auvergne cet été. Deux étapes auvergnates sont au programme des coureurs : une destinée aux grimpeurs le 14 juillet dans le Cantal et l'autre pour les sprinteurs dans l'Allier, le lendemain. On revient sur ces deux rendez-vous phares des passionnés de vélo et bien au-delà avec Christian Prudhomme. Le directeur du Tour de France est l'invité des radios RCF en Auvergne. 

Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, décrit l'Auvergne comme "pas loin d'être un pays de Cocagne pour le cyclisme" avant les deux étapes de la Grande Boucle dans le Cantal et l'Allier, les 14 et 15 juillet prochains. ©a.s.o./jonathan biche Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, décrit l'Auvergne comme "pas loin d'être un pays de Cocagne pour le cyclisme" avant les deux étapes de la Grande Boucle dans le Cantal et l'Allier, les 14 et 15 juillet prochains. ©a.s.o./jonathan biche

Après le Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes, c'est au tour de la Grande Boucle de poser ses valises dans la région. Après les Pyrénées, les coureurs vont remonter la Nouvelle-Aquitaine ce week-end pour arriver en Auvergne. Après une journée de repos le 13 juillet, place aux cols du Cantal le jour de la fête nationale suivie le lendemain d'une étape de plaine, au départ de Vichy jusqu'à Nevers, en passant par Saint-Pourçain-sur-Sioule

Le Cantal le 14 juillet, un feu d'artifice avant l'heure

Il y a deux ans, l'arrivée au Lioran avait été "la plus belle" pour Christian Prudhomme. Avec un mano à mano entre Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, "les deux meilleurs coureurs du monde". C'est ce dernier qui l'avait emporté. 

Cette fois-ci les coureurs arriveront par le sud, avec un départ d'Aurillac. Ils prendront la direction de Marcolès, "célèbre pour son critérium", puis du village de Pailherols où le patron du Tour "passe quelques jours tous les ans" depuis vingt ans. "Je n'aurais jamais fait ça simplement pour faire plaisir, je le fais parce que ça a un intérêt sportif", précise Christian Prudhomme.

"Une bataille des chefs" en perspective

C'est à partir de là que les choses vont se compliquer et les difficultés s'enchaîner : le col de la Griffoul, le col de Prat de Bouc, la remontée vers Murat suivi du Pas de Peyrol par le sud, "moins rude que la version d'il y a deux ans mais incroyablement belle". Suivront le col de Pertus, "très raide", et le final par Font de Serre jusqu'au Lioran.

Une étape du 14 juillet faite pour les meilleurs coureurs du monde 

Une étape dessinée "pour les meilleurs coureurs du monde" et pour laisser place à "une bataille des chefs".  Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard seront très certainement au rendez-vous. Quid de Paul Seixas, la nouvelle pépite du cyclisme tricolore ? "On a toujours envie, plus encore que les jours précédents, de voir les Français à l'attaque et pourquoi pas vaincre un 14 juillet, surtout sur une étape significative", note Christian Prudhomme. 

Cette étape cantalienne est aussi une volonté de la direction de course de "montrer que les Alpes et les Pyrénées sont incontournables mais qu'il existe des terrains d'expression pour les champions formidables". Notamment, le Massif Central. 

Le Tour à Vichy : une première depuis 1952 !

Mais l'Auvergne, ce n'est pas seulement des côtes. L'étape du 15 juillet le prouve. "Ce sera clairement une étape pour les sprinteurs", avertit Christian Prudhomme. Cette date marquera le retour du Tour à Vichy, "la dernière fois c'était en 1952 !". Fausto Coppi était le maillot jaune de l'époque. 

Le bassin vichyssois est souvent sollicité sur le Paris-Nice, verra cette fois-ci l'épreuve reine pour le départ de l'étape. Un départ de Vichy, une arrivée à Nevers, dans la Nièvre, "on va retrouver des villes et des départements qui aiment le Tour et qui rêvaient d'avoir à nouveau une étape depuis longtemps", explique le directeur de course.

"Une bonne occasion de gagner" pour les sprinteurs

Cette journée sera "une bonne occasion de gagner" pour les sprinteurs. Mais ces derniers risquent d'être davantage émoussés en début de deuxième semaine, d'autant plus au lendemain des cols cantaliens. Christian Prudhomme y va de son pronostic : "Je pense que tout sera fait par les équipes de sprinteurs pour faire en sorte que ce soit vraiment l'un des hommes les plus véloces du Tour, sur le papier, qui soit aussi le vainqueur de l'étape".

Un paradis pour les organisateurs de courses cyclistes 

Ces deux étapes auvergnates, après l'arrivée au sommet du Puy-de-Dôme en 2023, montrent que la région est considérée comme "un terrain d'expression formidable". C'est même "un paradis pour les organisateurs de courses cyclistes", assure le directeur du Tour de France avec à la fois du plat et de la montagne. 

Un appel "au bon sens" du public face à la chaleur

Seul hic : les 14  et 15 juillet, la vague de chaleur battra son plein en Auvergne selon les prévisions météo. Christian Prudhomme lance un appel "au bon sens" du public. Il faut évidemment se couvrir la tête, amener de l'eau et ne pas hésiter à rester à la maison et suivre l'étape au frais devant sa télé si l'on est trop âgé. 

Pour ceux qui seront présents, la célèbre Caravane du Tour s'adapte. Cette année, elle distribue 2,5 millions de couvre-chefs, plus d'un demi-million de boissons non alcoolisées. "Le Tour de France c'est 400 000 litres d'eau qui peuvent être donnés aux gens qui ont besoin d'eau à un moment précis, en pleine canicule", précise Christian Prudhomme.

Les coureurs cyclistes sont évidemment très suivis malgré leur qualité de sportifs de haut niveau. Tous les jours, plusieurs centaines de kilos de glace sont distribués aux différentes équipes. Les coureurs portent des vestes réfrigérantes, plongent leurs mains et leurs avant-bras dans la glace pour diminuer leur température corporelle.

Vers un grand départ du Tour de France au Puy-en-Velay ? 

Au Puy-en-Velay aussi, on aime le cyclisme. La cité vellave a accueilli un départ et une arrivée du Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes cette année. Mais sur place, on rêve plus grand. Après la Grande-Bretagne l'an prochain et Reims en 2028, un grand départ du Tour au Puy, est-ce envisageable ? "Je ne vais pas vous répondre comme ça", sourit Christian Prudhomme. Même s'il l'assure "l'Auvergne en général est un terrain d'expression, encore une fois, formidable". 

"Tous les gens qui sont candidats au Tour de France, qui rêvent d'une étape, d'une arrivée, d'un départ, qui rêvent de plus grand encore : d'un grand départ. Je n'ai qu'une seule chose en tête : les encourager", ajoute Christian Prudhomme.

"Objectif Puy-de-Dôme". C'est la première chose qu'avait noté Christian Prudhomme à son arrivée à la tête d'ASO, l'organisateur du Tour de France. C'est chose faite depuis 2023. Un retour est-il possible ? Pour des raisons personnelles et historiques - le duel  Jacques Anquetil et Raymond Poulidor en 1964 - le Puy-de-Dôme est quelque chose de "très très fort" pour Christian Prudhomme et "évidemment qu'on a plein d'envie", explique-t-il. Pour l'heure, aucune date ne peut être donnée. 

En attendant, reste à profiter des deux étapes auvergnates de ce 113ème Tour de France.

Micros
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'invité actu Auvergne
Micros
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.