Accueil
"Ce qui nous mine ce sont les inégalités", regrette Laurent Berger, le leader de la CFDT
Partager

"Ce qui nous mine ce sont les inégalités", regrette Laurent Berger, le leader de la CFDT

Un article rédigé par Antoine Bellier - RCF,  -  Modifié le 5 octobre 2020
L'Invité de la Matinale "Ce qui nous mine ce sont les inégalités", regrette Laurent Berger, le leader de la CFDT
Alors que la crise sanitaire est devenue économique, le secrétaire général de la CFDT appelle à une réorientation des politiques publiques pour accompagner les plus précaires.
Clara Gabillet Clara Gabillet

La crise sanitaire a engendré une importante crise économique. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 23,2% au deuxième trimestre en France. Face à ces risques pour les emplois, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger appelle à une réorientation. Il a publié différentes propositions dans son livre Sortir de la crise, agir vite, penser loin, paru aux éditions Calmann-Levy.

Elle n’est pas terminée, mais "cette crise nous enseigne déjà beaucoup, qu’on a besoin de commun et qu’il soit porté par la puissance publique", affirme Laurent Berger, qui a constaté récemment une hausse du nombre d’adhésions à la CFDT. 

Le secrétaire général du syndicat regrette un manque de reconnaissance pour les salariés, particulièrement ceux qui sont été en première ligne de l’épidémie. Une reconnaissance qui doit passer selon lui par "une hausse des salaires et des accès simplifiés à la formation". "Cette crise devrait nous enseigner qu’on a fait preuve de solidarité pour sauver des vies et il faut qu’on revienne à cette solidarité", assure Laurent Berger.

Un rapport au travail qui a changé

Alors que beaucoup d’entreprises organisent un télétravail massif pour leurs salariés, "il faut garantir qu’on maintienne du lien social et de la coopération", prévient Laurent Berger pour qui "le travail est émancipateur".

Toutefois, il ne faut pas être naïf : "il y a tous ceux qui ne peuvent pas télétravailler, il y a une différence entre les cols bleus et les cols blancs". Il faut donc être vigilant vis-à-vis des fractures que ce nouveau mode de travail peut engendrer.

Mais ce que craint encore davantage le syndicaliste, ce sont "les inégalités et la pauvreté en train de s’accroître dans notre pays". Et face à cette situation "inacceptable", "la puissance publique doit retrouver de sa puissance. Il y a besoin d’un accompagnement des services publics"

Pas de rupture mais une réorientation 

Avec d’autres organisations comme France Nature Environnement, le Secours catholique ou la Mutualité Française, la CFDT a signé le pacte du pouvoir de vivre, un ensemble de "66 propositions qui concilient l’enjeu social, l’enjeu écologique et l’enjeu démocratique"

Dans son livre également, des propositions sont faites par Laurent Berger qui estime que l’on "ne peut pas repartir comme avant en considérant dans ce pays que le seul indicateur est le PIB". "Il faut réguler le modèle économique pour qu’il soit davantage au service du temps long, de ceux qui sont en grande difficulté", affirme-t-il. 

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'Invité de la Matinale

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don