JavaScript is required
Accueil
Cartes scolaires : comment sont-elles construites ?

Cartes scolaires : comment sont-elles construites ?

Un article rédigé par Mathilde Danot - RCF Normandie, le 17 avril 2026 - Modifié le 17 avril 2026
5 minutes pour comprendreComment les cartes scolaires sont-elles construites ?

En ce mois d’avril, les cartes scolaires sont dévoilées en Normandie, prévoyant les fermetures et ouvertures de classes dans les établissements scolaires. Mais comment sont dessinées ces cartes scolaires ? 

La préparation de la carte scolaire est un processus sur 10 mois. © FreepikLa préparation de la carte scolaire est un processus sur 10 mois. © Freepik

Au Tréport, à Alençon, à Vire ou encore au Grand-Quevilly... Ces dernières semaines, les mobilisations contre les fermetures de classes ont été nombreuses en Normandie. Les cartes scolaires ont en effet été dévoilées par les directions académiques des départements normands, prévoyant les fermetures et les ouvertures de classes pour la rentrée de septembre 2026. La construction de ces cartes scolaires départementales ne se fait pas du jour au lendemain. « La préparation de la carte scolaire est un processus quasi annuel » qui débute dès le mois d’octobre, selon Françoise Moncada, directrice académique des services de l'Éducation nationale de l’Eure. « On essaie de tendre vers une carte à 3 ans, mais c'est compliqué parce que le budget de l'État est annuel. »

Un processus de construction sur 10 mois

« Cette procédure [de construction de la carte scolaire] commence dès le mois d'octobre, où nous regardons les effectifs réels de chaque école », poursuit Françoise Moncada. Ces premières données, couplées aux chiffres des naissances, permettent aux services de l’Éducation nationale de faire une première projection pour les trois années à venir.

En décembre, la situation de chaque école du département est regardée au cas par cas. « Puis, on calcule ce qu'on appelle le E sur C, c'est-à-dire le nombre d'élèves moyens par classe pour chaque école », détaille Françoise Moncada. Si ce nombre est très bas, une fermeture peut être envisagée. Au contraire, s’il est plus haut que la moyenne départementale, l'Éducation nationale décide d’une ouverture de classe.

En janvier, la rectrice de l’Académie de Normandie reçoit la dotation académique des moyens affectés à la région. 135 postes d’enseignants seront supprimés en Normandie à la rentrée 2026. « Je présente le projet de carte scolaire en première instance au comité spécial départemental, où les organisations syndicales sont présentes, et on échange sur cette proposition de carte en amont. » Les maires sont également informés des mesures prévues pour leur commune.

La carte scolaire est ensuite présentée en mars et éventuellement ajustée en juin. « Puis, le premier septembre, c'est la rentrée et la carte scolaire est définitivement terminée », conclut la directrice académique des services de l'Éducation nationale de l’Eure.

Des concertations avec les acteurs de terrain

« Ce n'est pas un acte purement comptable. Derrière, il en va de la qualité de l'enseignement et des conditions de travail de mes enseignants », assure Françoise Moncada. Un travail de réflexion est mené avec les élus des communes concernées par les fermetures et ouvertures de classes. « En ruralité, c'est parfois difficile de perdre son école, mais la réalité démographique fait que l’important est d'avoir une école accessible, de proximité et de qualité pour ses concitoyens. Et pas forcément une école dans son village. » L'important pour la directrice académique des services de l'Éducation nationale de l’Eure est de ne pas augmenter les temps de trajet pour les élèves de maternelle. « On essaye autant que possible de laisser les écoles en grande proximité parce qu'on parle d'enfants de 3 à 6 ans. »

5 minutes pour comprendre - ©RCF Normandie
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
5 minutes pour comprendre
5 minutes pour comprendre - ©RCF Normandie
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.