Carte scolaire : quelles classes ferment et ouvrent en Maine-et-Loire
À la rentrée 2026, 46 classes fermeront en Maine-et-Loire, pour 12 ouvertures. Une carte scolaire défendue comme « équitable » par l’administration, mais dénoncée comme un « scandale » par les syndicats. Découvrez les décisions près de chez vous sur notre carte interactive.
La direction académique du Maine-et-Loire a dévoilé la carte scolaire pour la rentrée 2026 @Pexels46 fermetures, 12 ouvertures : la nouvelle carte scolaire en Maine-et-Loire ne passe pas.
Validée fin avril, elle acte la suppression de 46 classes à la rentrée 2026. Une seule école a été sauvée in extremis, le 10 avril : celle de Saint-Crespin-sur-Moine, à Sèvremoine.
Une carte « ambitieuse » selon l’académie
Pour la direction académique, ces décisions s’inscrivent dans un contexte national de suppressions de postes. Dans le département, 22 postes sont amenés à disparaître.
La directrice académique, Sandrine Bodin, défend une carte scolaire « ambitieuse et équitable ». Elle met en avant :
- une attention portée aux écoles en milieu rural
- l’ouverture de 3 classes pour les moins de 3 ans (en bleu sur la carte)
- des renforts dans 4 écoles aux profils sociaux fragiles dites "écoles orphelines" (en violet sur la carte)
Autre argument : la moyenne d’élèves par classe continue de diminuer, passant d’environ 23 en 2018 à un peu plus de 21 attendus à la rentrée 2026.
Des syndicats en colère
Du côté des syndicats, la pilule ne passe pas. Le SNUipp-FSU dénonce une logique comptable et une moyenne « trompeuse ».
En cause : les classes dédoublées, limitées à 12 élèves, et les classes de Grande Section, CP et CE1, limitées à 24, qui font mécaniquement baisser les statistiques. Mais ailleurs, certaines écoles pourraient voir leurs effectifs grimper fortement.
Exemple à Cantenay-Épinard : une fermeture de classe pourrait entraîner des groupes à près de 30 élèves dans les autres niveaux.
Des ajustements encore possibles ?
Officiellement, la carte scolaire est arrêtée. Mais la directrice académique laisse une porte entrouverte : des ajustements pourraient être faits fin août, en fonction des évolutions de population.
Un calendrier jugé trop tardif par les syndicats, qui dénoncent un manque d’anticipation et des marges de manœuvre très limitées, avec seulement quelques postes disponibles.
Une tendance de fond : moins d’élèves
Tous s’accordent toutefois sur un point : la baisse démographique est bien réelle.
Selon les projections nationales, le Maine-et-Loire pourrait perdre jusqu’à 20 000 élèves dans les dix prochaines années.
