Bus des familles : dans l’Orne, comment recréer du lien social en ruralité ?
Depuis 2022, le Bus des familles de l’UDAF de l’Orne sillonne les routes du département afin de favoriser la création de lien social en ruralité. Exemple sur la commune de Saint-Fraimbault, où le bus est installé jusqu’au 7 juin.
Le Bus des familles de l'UDAF de l'Orne, installé à Saint-Fraimbault le samedi 30 mai 2026.Cet article correspond à la retranscription d'une partie de l'émission ci-dessus, enregistrée auprès du Bus des familles à Saint-Fraimbault, dans l’Orne, le samedi 30 mai 2026.
Près de 30 communes traversées et 3 000 personnes rencontrées en quatre ans, c’est le bilan du Bus des familles de l'Union départementale des associations familiales de l'Orne, l’UDAF, qui parcourt les routes du département pour animer les communes. « J'avoue que je ne retiens pas les chiffres, plaisante Sandrine Toutain, co-animatrice du Bus des familles, un bus surnommé « Charly ». Je retiens les visages et les sourires des gens. » « Le bilan est extrêmement positif. Partout où on est passé, généralement, on nous demande de revenir », ajoute Elisabeth Hurel, co-animatrice. Du 18 mai au 7 juin 2026, le Bus est installé sur la commune de Saint-Fraimbault, dans le sud-ouest du département de l’Orne.
Un bus pour parcourir les routes de l’Orne et créer des liens
Le Bus des familles de l’UDAF de l’Orne a été un dispositif précurseur dans la région. C’est ainsi que l’avait qualifié Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, lors d’une visite dans l’Orne en octobre 2024. Avec 45 habitants au kilomètre carré, l’Orne est en effet un département que l’on peut qualifier de rural. Dans ce contexte, comment favoriser la création de lien social ? Différents dispositifs existent et mettent en place une démarche d’aller-vers. Charly, le Bus des familles de l’UDAF, se déplace sur les communes qui le demandent. « Il y a une sollicitation en premier lieu des élus pour notre venue, explique Sandrine Toutain. Ensuite, nous allons à la rencontre des habitants au travers de questionnaires, à la sorties des écoles… pour connaître leurs envies. On rencontre aussi les élus, des partenaires départementaux qui auraient envie de mettre en place des animations sur leur territoire. »
Lorsque le Bus des familles s’installe dans une commune pour environ trois semaines, l’idée des deux animatrices est de créer un véritable lieu de partage et de rencontres. « C'est un super moyen de rompre l'isolement. Des gens disent : “je suis venu voir”. Puis, ils s'installent et il se passe des choses, c'est super. »
Des animations co-construites avec les acteurs de la commune
Ce samedi 30 mai à Saint-Fraimbault, commune de 540 âmes où le Bus des familles a fait étape, des animations, comme la confection de pizzas dans le four à bois, étaient proposées. « C'était vraiment hyper intéressant de faire découvrir notre travail par ce biais-là », explique Manon Merel, de Un fournil sous les poiriers, paysanne-boulangère à Mantilly. Des lectures en plein air et des jeux autour du tri sélectif organisés par la communauté de commune Andaine-Passais étaient également au programme de ce samedi.
Parmi les habitants venus profiter des activités de la journée, Roger, qui va sur ses 80 ans, l’assure : « On a besoin d'avoir des contacts avec toutes sortes de personnes, même des jeunes. Il reste plus qu'un petit restaurant dans la commune ». À Saint-Fraimbault, les commerces disparaissent en effet au fil des années. « Nous avons perdu cette année le commerce supérette qui était le commerce multiservices. Les commerces ruraux, c'est très compliqué, explique Christine Tartier, maire adjointe de Saint-Fraimbault, en charge de la Commission Solidarité, présente pour assister aux animations du Bus. Mais on ne désespère pas. »
Écoutez l’intégralité de cette émission spéciale en haut de la page !



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